[extraite de "l'étrange journal de l'étrange rencontre" du 27 août 2007]

Lorsqu'en séance plénière, le premier jour de la rencontre, je fus appelé à la tribune par les organisateurs afin de pouvoir me remercier pour services rendus, je n'ai su quoi répondre. Par la suite, on me le reprocha. A entendre ces dires, j'aurais du prendre cela comme du petit lait. Après quelques jours de réflexions, j'ai fini par reconnaître cette erreur, de ne pas avoir saisi ce que l'on me proposa. Pour tenter de réparer, tant bien que mal cette erreur, ce manque à gagner, cet gageure, voici ce que, aujourd'hui, je vous aurais dit :
« Mes chers amis, vous voulez me remercier, mais en vérité c'est à moi de le faire.
Tout d'abord je vous remercie de m'avoir permis d'exercer pleinement et librement mes idéaux & mes convictions graphiques. A cet effet, je vous dis merci d'avoir accepté que tous les noms de tous les participants soient écrits en minuscules, et ce malgré l'usage plus que répandu des majuscules. Je vous remercie presque par inadvertance pour le choix des couleurs : le orange et le vert, leitmotiv colorimétrique, de la rencontre, de l'Afrique, mais aussi et surtout mes couleurs fatidiques ! Merci ! Un grand merci également, de m'avoir permis de réaliser mon premier vrai journal, « comme les vrais », de m'avoir permis, sans vraiment le savoir d'apprendre beaucoup sur la presse écrite.
Je vous adresse un tout autre merci, somme toute plus petit, pour les « belles » photos -toute modestie gardée- que vous m'avez permis de prendre. J'avais peur de ne pouvoir rapporter des instants de présent, mais j'en suis aujourd'hui rassuré, vous resterez en mémoire sous verre.
Un merci indescriptible pour m'avoir permis de mettre des images sur la musique d'Out of Africa.
Merci aussi, pour l'organisation relative, qui me change de mon quotidien sur-organisé, sur-temporaire, je suis ici en vacances, pour changer mes habitudes, mes certitudes & mes doutes. Dans la continuité, un merci parce que je ne suis pas là pour vous aider, mais bien parce que ma libération est liée à la votre [dixit
Lisa Watson par le biais de solidarités jeunesses].
Mes chers amis, c'est moi qui vous remercie pour ces jours passés, présent, et à venir, pour ces savoirs partagés, pour cette paix entre les hommes, pour cette fraternité entre les peuples, le temps d'une rencontre, le temps de quelques battements de cœur, le temps d'un fragment de vie.
Je ne pourrais finir ces quelques remerciements, sans nul doute, non exhaustifs, sans vous dire que la plus belle chose au monde, la plus belle chose de l'humanité, c'est la faculté de pouvoir s'émerveiller,et cela, quelque soit la pauvreté, les inégalités qui peuvent exister dans le monde. Et je vous le dis en vérité, chaque jour passé au Bénin, parmi les uns et les autres, est une journée d'émerveillement passée. Et pour cela, je ne pourrais vous remercier, je vous dis donc « mais de rien mes chers amis ».
Et pour définitivement conclure, un immense merci pour les nombreux témoignages d'amitié que vous pouvez m'adresser ici et là ; il me donne le courage de continuer le travail déjà entrepris, il me donne le courage de continuer à vous aimer. »
Puisse cela, réparer cet excès ostensible de modestie passé.
Serviteur.