lundi 17 décembre 2007

a comme aéroport














7h25 Il fait encore nuit. Je suis dans le RER en direction de l’aéroport Charles de Gaulle, où j’ai décidé de passer la journée. Une journée comme ça, sans aucun autre but. Ni passeport, ni billet d'avion. Juste pour voir, juste pour vivre une journée au rythme du lieu.
8h15 Le jour commence tout juste à se lever. Un point lumineux au loin apparait, c’est un avion qui approche et atterrit tout en douceur.
8h30 CDG.3. : Les premiers passagers arrivent. Ils ont l’air fatigués. Je repère une fille, grand sourire, qui attend quelqu’un. Je décide d’attendre avec elle.
8h50 J’assiste aux retrouvailles d’une mère et d’une fille (qui revient sûrement d’un an de volontariat), elles se serrent fort dans les bras, elles sont toutes deux émues ; du coup moi aussi j’essuie une petite larme.
9h05 Un jeune homme arrive et la fille qui attendait avec un grand sourire lui saute dessus. Ils sont tous les deux très heureux et s’embrassent. Je peux enfin changer de lieu.
09h15 Je prends mon petit déjeuner juste à coté de la zone d’embarquement pour le pèlerinage de la Mecque.
10h00 Je me promène dans le parking de CDG.1. Trois niveaux de déshérence. Ce lieu me déprime, il fait froid.
10h15 Niveau des arrivées, sur la route périphérique. Je reste un moment à regarder les allées et venues des avions.
11h15 Je n’avais pas particulièrement envie de manger, mais les chaises Eames (même en fac-similé) m’ont convaincu de manger une glace.
11h55 Dans le métro automatique qui relie les trois aérogares, je suis tout devant, et comme les enfants je fais semblant de conduire.
12h10 Je suis dehors, près des pistes, les avions passent à 100m de moi. C’est cool !
12h50 CDG.2F. La voute en béton est juste magnifique. Je pourrais rester là à la contempler durant des heures.
13h05 Un petit instant de recueillement dans l’espace prière.
13h25 CDG.2E, le même que le 2F mais la voute est en bois. C’est toujours aussi beau, une odeur de frais en plus.
13h45 Je suis en train de manger. Tout me semble très calme. On entend même le bruit lancinant de la ventilation. Je ferme les yeux et me repose.
15h00 Les aérogares A, B, C et D sont très moches et très déprimants. En plus il commence à pleuvoir. Du coup je prends un café avec vue sur les pistes.
15h40 Je regarde avec émerveillement l’espace d’embarquement des premières classes. Un jour, moi aussi, j’y serai.
15h50 Fatigué, une tarte au sucre à la main, j’attends mon RER du retour. Le soleil ne va pas tarder à se coucher. Sur le quai d’en face, un TGV.
17h30 De retour chez moi, je me sens léger, comme un retour de vacances... Etrange journée passée seul, mais à coté de milliers de personnes. Etrange journée passée au même endroit, mais à flirter avec toutes les grandes villes du monde.

dimanche 16 décembre 2007

mon château de campagne














Au départ, j’y suis allé pour dormir, juste une nuit, avant
d’animer un chantier international dans la région. J’y ai très
bien dormi. A la fin du chantier, j’y suis retourné pour une
nouvelle nuit qui n’a fait que confirmer la première : on dort
bien au château.
Maintenant j’y retourne régulièrement, le temps d’un week-
end, pour respirer, pour me ressourcer, pour rencontrer les
volontaires du moment. Finalement, le château des Prureaux
(c’est son nom), c’est un peu chez moi. Certains ont une
maison de campagne, moi, j’ai un château de campagne.

samedi 15 décembre 2007

le syndrome de julie














Quand j’étais petit j’avais une amoureuse qui s’appelait Julie.
Depuis je suis incapable de dire à une fille qu’elle est «belle».
Mais lui dire qu’elle est «jolie» cela ne me pose aucun
problème, bien au contraire...

mercredi 5 décembre 2007

des nouvelles lunettes














Ca y est, j’ai des nouvelles lunettes ! Ca fait trois ans que j’avais les même, il était temps de changer. Tout a commencé à Toulouse. Dans une petite boutique, avec une amie, quelques lunettes essayées. Une me plaisait beaucoup. Du noir à l’extérieur, de l’orange à l’intérieur. Le temps passe et repasse. Par chance, cette opticienne créatrice a aussi une boutique à Paris. Dans le marais. J’en ai essayé une vingtaine, des cools, des drôles, des belles, des bizarres, des jolies. Et finalement parmi toutes, une paire s’est détachée du lot. Une toute rouge. Une subtile. Du rouge & du bordeaux. Dès que je les ai vues elles m’ont plus. Et quatre jours plus tard elles étaient sur mon nez. A oui j’oubliai, la créatrice c’est anne & valentin.

lundi 3 décembre 2007

un chocochaud à bruxelles














J’avais envi d’aller boire un chocolat chaud à Bruxelles.
Alors je l’ai fait ; j’ai pris le premier Thalys de la journée, et 1h25 plus tard j’y étais. Je me suis baladé, et une fois bien fatigué à marcher dans les rues de la ville, je suis allé à « café-tasse » et j’ai bu le meilleur chocolat chaud de ma vie ; ou l’un des meilleurs en tout cas : avec mousse de lait, poudre de cacao, nougat, grains de café enrobés et tout le tralala…
Quelques heures plus tard j’étais de retour chez moi, simplement heureux.