dimanche 16 novembre 2008

supernova


Pour ceux qui ne le savent pas, une supernova c'est :
- un événement rare
- l'explosion d'une étoile en fin de vie
- l'augmentation brève mais fantastique de sa luminosité
- la formation d'une nébuleuse
- la diffusion d'éléments chimiques synthétisés dans le milieu interstellaire
- la formation potentielle de nouvelles étoiles

Mais c'est aussi tout ce qui se passe dans ma tête en ce moment.

dimanche 26 octobre 2008

the Chewal


L'autre jour c'était le prix arc de triomphe à hippodrome de Longchamp. Conformément à la tradition, je m'y suis rendu avec une ange et deux compagnons de routes : la même équipe que l'année dernière.

Évidement le temps incertain de cette année a limité les réjouissances, mais il en demeure pas moins :
- des visages, des figures
- des femmes chapeautées
- des hommes endimanchés
- des ministres et secrétaires d'états
- des speakers à la diction parfaite
- des casaques et des pouliches
- des Gateway, Soldier of Fortune, Authorized et autres Yellowstone
- des brèves sonneries à intervalles réguliers
- des objectifs photos de compétitions
- des envies de rayer les soi-disant "belles voitures"
- des bars à champagne
- des madeleines
- des chocochos pour finir cette belle journée d'automne

Le rendez-vous est déjà pris pour l'année prochaine :
même date, même heure, même lieu.

dimanche 28 septembre 2008

théâtre de verdure


Une ange et ses trois gardes du corps, un dimanche après-midi, pour le songe d'une nuit d'été.

mercredi 24 septembre 2008

petite comptine


Mon petit lapin a bien du chagrin,
Il ne mange plus, il ne danse plus.
Saute saute saute mon petit lapin,
Et dépêche toi d'embrasser quelqu'un.

dimanche 21 septembre 2008

chronique rétro-active désorganisée 1/2

quelques fragments de mon retour en France - après trois semaines passé au Burkina Faso.



Une fois passé les contrôles interminables (au moins six) - aussi divers que variés - pour pouvoir embarquer dans l'avion du retour : sur le tarmac, de la main, je dépose un baiser sur le sol : mon aurevoir à la terre africaine. J'en suis ému. Je monte lentement les marches. Une fois dans l'avion, je me sens (enfin) chez moi - plus rien ne peut m'arriver.

Mon voisin (un vieux sage à grande barbe, comme j'aimerai être plus tard) a comme bagage à main un grand panier en osier rempli d'ananas, de bananes et d'avocats... Je l'imagine faire l'aller-retour paris-ouaga-paris chaque semaine pour faire son marché à Ouaga et ramener ses courses en france...

Le voyage est du presque déjà vue (un plaisir toujours renouvelé) : coupe de champagne et musique classique : le tout à 10,000 mètres d'altitude : un petit brin de "ici tout n'est que luxe, calme et volupté".
Heureux comme un gamin qui prend l'avion pour la première fois.
Merci Air-France.

Je débarque dans le nouveau terminal de l'aéroport CDG. Un petit bijoux d'architecture contemporaine flambant neuf : signalétiques légèrement acidulées, longs couloirs sans fin eclairés au fluos vert, garde-corps en dégradé couleur-transparence, faux-plafonds métalliques et tout le tralala sans aucun défauts apparents.
J'ère dans une photo d'archi extraite d'un magazine à la mode.

Après le passage par une "vrai" boulangerie : sur mon balcon : croissant + jus d'orange bio + pensées particulières pour une personne qui se reconnaîtra.

Connexion internet "très haut débit fibre optique" sur mon i-mac : la quintessence du design informatique.

Une longue douche chaude. - et l'odeur du petit marseillais...

Le dernier album d'Erik Truffaz / du air-guitare / de la musique à fond / tous les cd(s) que j'avais envie d'écouter.

Midi : je l'avais dit, je l'ai fait (pouvoir réaliser ses envies) :
Confit de canard / pommes de terres rissolées et persillées / un peu de salade au vinaigre basalmique / ...
Une crème brûlée en dessert : casser la croûte avec le dos de la cuillère : les petits plaisirs de la vie quotidienne reviennent peu à peu...

Laver son linge en appuyant sur un bouton - et attendre.

Prendre un goûter : un pain au lait, du nutella et un jus d'orange (bio).

La projection privée d'un film préféré : "Président" pour finir cette journée de reconsiliation.

Moralité (provisoire) de la journée :
Qu'il est bon de retourner chez soi : prendre conscience de la chance que l'on a / ne jamais oublier que notre "confort matérialiste" nous vient de l'exploitation de millions d'autres personnes et que rien n'est fait (et que rien ne sera jamais fait) pour que la situation ne change.

Le lendemain :
- lasagnes de thon aux noix de saint jaques : un avant gout du paradis.
- dernier album de ma chanteuse pop-française préférée : en boucle.

samedi 2 août 2008

vacances

(sur une idée d'anne & valentin)

Pendant que nous serons sous le soleil du Burkina-Faso à s'émerveiller de la grandeur du monde, à rencontrer l'Autre (se besoin inaliénable) et à découvrir la richesse des cultures...
Notre lieu de vie se métamorphosera doucement en aéroport - une fenêtre ouverte sur le monde.
Nous aurons ainsi le plaisir renouvelé d'y vivre et de vous y recevoir.

Nous ne serons donc pas là
du 02 août au 02 septembre 2008

D'ici là, nous vous souhaitons de belles vacances !!!

dimanche 27 juillet 2008

un 14 juillet dans le lot



un week-end à la campagne
une ancienne ferme réaménagée
un masterhabitats recomposé
des voitures tricolores
des villes invisibles
une balle au prisonnier
des produits du terroir
des grandes flammes dans une grande cheminé
des rêves
le gouffre de Helm
le chemin de croix
des glaces
des champs d'éoliennes
des feux d'artifices
à l'année prochaine

dimanche 6 juillet 2008

rituel d'anniversaire













Cette année, pour la neuvième édition du rituel d'anniversaire, point de discours fleuve à endormir les foules, mais seulement quelques points abordés en improvisation.
- la joie évidente dans le coeur d'être là parmi tous
- page blanche, essai en vain d'ecrire quelque chose
- mensonge des adultes aux enfants sur "être adulte"
- continuer à être heureux, philosophie du bonheur au quotidien
- 25 ans c'était cool, 26 ça à l'air pas mal...

vendredi 20 juin 2008

les 15 ans de mon château














un aller en première et en musique, pour se reposer
un Marguerite Duras lu de plus
une balade loin de tout
du fromage de chèvre divin
une après-midi ensoleillée
des boomrangs qui volent
des visages / des figures
une sage propriétaire
des jolies lunettes
des boucles d'oreilles pastèques
le sosie d'Eric Truffaz
du HF Thiefaine
du air guitar
une porte dérobée pour accéder à ma chambre
un accordéon chromatique
des déjà-vu
des filles jouant au loup-garou
un retour en seconde, pour prolonger ce bain d'humanitude

dimanche 15 juin 2008

une petite devinette














Un peu par hasard j'ai retrouvé cette photo.
C'était en août 2006, lors de mon dernier centre de loisirs.
Mais est-ce que cette construction en Duplo dis quelque chose à quelqu'un ???

mardi 10 juin 2008

une journée à Grenoble














Dans les hauteurs de la ville.
Un repas d'affaire sur une grande terrasse.
Simplement heureux d'être là.

lundi 5 mai 2008

éphémère














Baptisé "3.23" et constitué de 69 bûches de bois :
premier Land-Art officiel.

samedi 26 avril 2008

concert virtuel














Depuis quelques temps, j’avais envie d'assister à un concert des Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi.
L'occasion ne se présentant pas, j'ai pris les chose en main, en organisant un concert virtuel. C'est allongé dans une chaise longue, un casque sur les oreilles, que je suis parti, l'espace d'une petite heure, dans l’auditorium Niccolò Paganini à Parme, (construit dans une ancienne sucrerie par Renzo Piano).

Il s'agit en réalité de mon deuxième concert virtuel. Le premier étant le Requiem de Mozart dans l'auditorium du parc de la musique à Rome, également de Renzo Piano.

jeudi 10 avril 2008

loulou














C'est en voyant le film "Dans Paris" que j'ai cru revoir un livre de mon enfance. Vérification faite auprès des archives familiales, je l'ai retrouvé. Il s'agit des aventures de Loulou le loup et de Tom le lapin, qui se lient d'amitié. Dans le film, deux frères, alors devenus adultes, relisent ce livre pour enfants. Afin de rendre hommage au film et au livre, je l'ai à mon tour lu, autour d'un jus, à une ange fascinée.

jeudi 27 mars 2008

une soirée surréaliste














Avec une ange, au cinéma.
Un film quasi muet, en noir et en blanc (et sous-titré, bien sur).
Des montagnes faites en papier mâché, une machine à écrire en guise de piano…
Dehors il faisait beau comme un dimanche de printemps : il pleuvait.
Puis vint la tentative raté d’un chococho, comme deux mendiants sans le sous.
Des portes définitivement closes.
Un chocolat liégeois pas encore à Vienne et une verveine pour faire comme les vieilles.
Une montagne de neige, un pipeline de chantilly !
De la musique et des correspondances certaines.
Une transformation en blanche-neige pour affronter la pluie toujours là.
Et une salutation bien basse à ma chère amie à tour de bras aller/retour.

mardi 25 mars 2008

un week-end à la campagne














Je voulais y aller pour un premier week-end de printemps,
J'y suis finalement allé pour un dernier week-end d'hivers.

lundi 17 mars 2008

10 rencontre(s)














Un petit texte écrit dans le cadre d'un concours sur la francophonie.

Tact pour sauvegarder les cultures et
Jubilatoire la volonté de continuer,
Boussole de mon cœur à toujours suivre nos sentiments,
Passerelle entre nos peuples :
Toi,
Visages rayonnants & poussières d'anges,
Rhizome au crépuscule du village,
Palabre à l'ombre de l'arbre,
Apprivoiser les couleurs du monde et
S'attabler à la table de la fraternité.

lundi 25 février 2008

en passant par marseille














Un aller-retour du vendredi ; une salade d'été en hivers prise sur une terrasse du vieux port ; du linge qui sèche aux fenêtres ; c'est le Marseille que j'aime...

dimanche 24 février 2008

nouvel an














Vacances d'hivers enneigées oblige : petit flash-back sur le nouvel an.

Un petit hameau perdu au milieu de montagne,
Une nouvelle délégation régionale de Solidarités Jeunesses découverte,
Toutes les générations réunies,
Toutes les couches sociales réunies,
Des visages connus,
Des visages inconnus,
Des marseillais comme partout,
De la luge & des rires,
Mes pas dans la neige immaculée,
Des instants d'émerveillement,
La première étoile filante de l'année,
De belles pensées,
Un presque chien des neiges,
Un théâtre de plein air,
Dehors, l'odeur d'un feu de cheminé,
Une grande salle commune,
Un feu pour se réchauffer,
De la guitare électrique en fond sonore,
Des louches et des casseroles démesurées,
De la lecture,
Du calme, du repos : des vacances,
Une envie de revenir,
...

dimanche 3 février 2008

keny arkana














1. elle est marseillaise
2. ce n’est pas une rappeuse, mais une contestataire qui fait du rap
3. c’est une heureuse et hasardeuse découverte

Cela fait donc trois bonnes raisons de :

1. l’aimer à l’écouter en boucle
2. d’aller la voir en concert à l’Olympia : un contraste saisissant
3. de vous en parler, même furtivement

samedi 2 février 2008

les moutons électriques














La nuit je rêve et mon mac aussi. Comme le suggérait Philip K. Dick, il rêve de moutons électriques (« Do Androids Dream of Electric
Sheep ? »). En effet, une fois l’économiseur d’écran enclenché, l’ordinateur sommeille et se branche alors dans l’immense vortex de l’internet. Il se connecte avec d’autres ordinateurs et ensemble, commencent à rêver en commun les mêmes rêves : des fractales de toutes sortes. A l’évidence, comme nos rêves humains, certains reviennent et d’autre disparaissent. Pour que votre machine se mette elle aussi à rêver aller faire un tour ici.

mardi 8 janvier 2008

2008










guillaume & corentin vous souhaitent une belle et heureuse année pleine d’expérimentations & d’émerveillements au quotidien...

14h55 Je sors du métro Goncourt. Après quelques secondes pour retrouver mon sens de l’orientation, je m’engage dans la rue du Faubourg du temple. Dehors il fait gris, mais pas trop froid. La rue, que je connaissais déjà pour y avoir travaillé une quinzaine de jours chez une urbaniste, est grouillante d’activité en tous genres. Ça sent bon le poulet rôti. Je tourne rue Saint Maur. La rue est plus calme, quelques portes cochères ouvertes suggèrent de belles cours cachées derrière. Rue des trois bornes, quelques ateliers/boutiques, une belle école en brique. Avenue de la République, que j’ai déjà empruntée à maintes reprises, notamment lors des grèves de métro pour pouvoir rentrer dans mon home sweet home. Métro Parmentier, je quitte la lumière du jour pour quelques minutes.
15h25 Je sors du métro Père Lachaise pour prendre ensuite la rue des Amandiers, en partie refaite. Je suis particulièrement attentif aux bordures des trottoirs et au nivellement. Je passe devant le centre des Amandiers, lieu pour moi synonyme d’expérimentation (danse et aïkido notamment). Je retrouve l’activité de la rue Ménilmontant. Après la rue, c’est l’avenue de Ménilmontant. Un bâtiment aux menuiseries et aux volets rouge sang de bœuf me fait penser à un projet de l’agence. Un peu plus loin, un restaurant médiéval me fait envie. Je retourne au métro Père-Lachaise.
15h50 Sortie Métro Gambetta, la rue Orfila, puis rapidement la rue des Pyrénées. Je ne résiste pas à entrer dans une boulangerie pour m’acheter un pain aux raisins bio. Je passe aussi par la Poste envoyer mes adieux à Sophie Calle. Je retrouve la rue de Ménilmontant déjà empruntée il y a une poignée de minutes. La rue Sorbier est en plein travaux. On entend de la musique classique. Nouvelle école en brique. Métro Gambetta en direction de la dernière étape.
16h35 Métro et rue St-Fargeau, je passe devant la caserne des pompiers, un bâtiment que j’aime bien. Je descends la rue Pelleport, en visuel, l’immeuble sculpture le plus médiatisé de Borel. Une grande ligne droite sans fin. Rue Belgrand, je passe devant le cinéma où je n’ai jamais mis les pieds, c’est pourtant le plus proche de chez moi. Un peu plus loin il y a un manège gratuit pour les enfants. Place Gambetta, la mairie (c’est la mienne) est toute illuminée. L’avenue Gambetta est la dernière ligne droite de ma balade de fin d’année. Je passe devant l’hôpital Tenon, où ma maman a connu son premier travail. Je dépasse le théâtre de l’Est parisien, de même, je n’y ai jamais été, malgré sa proximité.
17h05 Métro Saint Fargeau, le soleil ne va tarder à se coucher. C’est une fin de journée ordinaire. Je viens ainsi d’écrire virtuellement «2008» dans les rues de Paris...

dimanche 6 janvier 2008

une soirée sans sophie














Ça y est, j'ai fait mes adieux à Sophie Calle. C'était lors d'une petite soirée fondue au chocolat (hum, je m'en régale encore).
A cette occasion j'ai édité un petit mémoire rétrospectif sur les différents travaux que j'ai fait autour d'elle.
Voici la lettre/édito introductif :
Sophie,
C’est un mercredi après-midi, lors d’un cours d’arts plastiques, que j’ai fait ta connaissance. Mon prof a écrit ton nom sur un bout de papier ainsi que ceux d’Annette Messager, Christian Boltanski et Claude Closky.
Me rendant par la suite dans ma belle médiathèque de proximité afin d’essayer de vous trouver tous les quatre, c’est toi que j’aperçue en premier. Ce fut le coup de foudre. Dès que je t’ai vue, tu m’as plu, je n’ai jamais pu te reposer, je n’ai jamais pu voir les autres, je n’avais plus que ton prénom et ton nom à la bouche : Sophie Calle.
J’ai décidé alors, d’aller sur tes pas, de faire « à la manière de ». Mais toujours en m’adaptant, en te détournant, en te réinterprétant. Cela dura ainsi plusieurs années, allant même jusqu’à faire un jeûne de toi durant un an. Mais avec le recul je sais bien que cette année passée sans toi était bel et bien un autre hommage. Je ne pouvais pas encore me défaire de ton image obsédante.
Jusqu’au jour où j’ai rencontré Annette Messager, Yves Klein, Italo Calvino, puis d’autres encore. C’est alors que je me suis rendu compte que tu n’étais pas la seule artiste contemporaine de ce monde, pas la seule artiste que je pouvais m’approprier, que je pouvais ré-créationner.
Pour tenter de tourner définitivement la page avec toi, mais sans te renier, ni te maudire, car, après tout, je reste seul responsable de mon éblouissement aveuglant, j’ai compilé dans ce petit opuscule nos sept ans de vie commune. On y trouve ce que j’avais fait pour l’année du Baccalauréat, ce que j’avais fait pour moi et les autres et quelques inédits.
Adieu Sophie, je n’oublierai pas ta voix au téléphone, quand je t’avais invitée à venir au lycée pour manger un repas rouge, je n’oublierai pas non plus ton sourire quand je t’ai rencontrée au sommet de la tour Eiffel.
Guillaume

vendredi 4 janvier 2008

petit lionceau














Me voici (presque anonyme) parmi les 66 personnes des ateliers lion où je travail depuis bientôt un an et demi. Et ça fait aussi un an que je travail sur le projet de Marseille...