mardi 8 janvier 2008

2008










guillaume & corentin vous souhaitent une belle et heureuse année pleine d’expérimentations & d’émerveillements au quotidien...

14h55 Je sors du métro Goncourt. Après quelques secondes pour retrouver mon sens de l’orientation, je m’engage dans la rue du Faubourg du temple. Dehors il fait gris, mais pas trop froid. La rue, que je connaissais déjà pour y avoir travaillé une quinzaine de jours chez une urbaniste, est grouillante d’activité en tous genres. Ça sent bon le poulet rôti. Je tourne rue Saint Maur. La rue est plus calme, quelques portes cochères ouvertes suggèrent de belles cours cachées derrière. Rue des trois bornes, quelques ateliers/boutiques, une belle école en brique. Avenue de la République, que j’ai déjà empruntée à maintes reprises, notamment lors des grèves de métro pour pouvoir rentrer dans mon home sweet home. Métro Parmentier, je quitte la lumière du jour pour quelques minutes.
15h25 Je sors du métro Père Lachaise pour prendre ensuite la rue des Amandiers, en partie refaite. Je suis particulièrement attentif aux bordures des trottoirs et au nivellement. Je passe devant le centre des Amandiers, lieu pour moi synonyme d’expérimentation (danse et aïkido notamment). Je retrouve l’activité de la rue Ménilmontant. Après la rue, c’est l’avenue de Ménilmontant. Un bâtiment aux menuiseries et aux volets rouge sang de bœuf me fait penser à un projet de l’agence. Un peu plus loin, un restaurant médiéval me fait envie. Je retourne au métro Père-Lachaise.
15h50 Sortie Métro Gambetta, la rue Orfila, puis rapidement la rue des Pyrénées. Je ne résiste pas à entrer dans une boulangerie pour m’acheter un pain aux raisins bio. Je passe aussi par la Poste envoyer mes adieux à Sophie Calle. Je retrouve la rue de Ménilmontant déjà empruntée il y a une poignée de minutes. La rue Sorbier est en plein travaux. On entend de la musique classique. Nouvelle école en brique. Métro Gambetta en direction de la dernière étape.
16h35 Métro et rue St-Fargeau, je passe devant la caserne des pompiers, un bâtiment que j’aime bien. Je descends la rue Pelleport, en visuel, l’immeuble sculpture le plus médiatisé de Borel. Une grande ligne droite sans fin. Rue Belgrand, je passe devant le cinéma où je n’ai jamais mis les pieds, c’est pourtant le plus proche de chez moi. Un peu plus loin il y a un manège gratuit pour les enfants. Place Gambetta, la mairie (c’est la mienne) est toute illuminée. L’avenue Gambetta est la dernière ligne droite de ma balade de fin d’année. Je passe devant l’hôpital Tenon, où ma maman a connu son premier travail. Je dépasse le théâtre de l’Est parisien, de même, je n’y ai jamais été, malgré sa proximité.
17h05 Métro Saint Fargeau, le soleil ne va tarder à se coucher. C’est une fin de journée ordinaire. Je viens ainsi d’écrire virtuellement «2008» dans les rues de Paris...

dimanche 6 janvier 2008

une soirée sans sophie














Ça y est, j'ai fait mes adieux à Sophie Calle. C'était lors d'une petite soirée fondue au chocolat (hum, je m'en régale encore).
A cette occasion j'ai édité un petit mémoire rétrospectif sur les différents travaux que j'ai fait autour d'elle.
Voici la lettre/édito introductif :
Sophie,
C’est un mercredi après-midi, lors d’un cours d’arts plastiques, que j’ai fait ta connaissance. Mon prof a écrit ton nom sur un bout de papier ainsi que ceux d’Annette Messager, Christian Boltanski et Claude Closky.
Me rendant par la suite dans ma belle médiathèque de proximité afin d’essayer de vous trouver tous les quatre, c’est toi que j’aperçue en premier. Ce fut le coup de foudre. Dès que je t’ai vue, tu m’as plu, je n’ai jamais pu te reposer, je n’ai jamais pu voir les autres, je n’avais plus que ton prénom et ton nom à la bouche : Sophie Calle.
J’ai décidé alors, d’aller sur tes pas, de faire « à la manière de ». Mais toujours en m’adaptant, en te détournant, en te réinterprétant. Cela dura ainsi plusieurs années, allant même jusqu’à faire un jeûne de toi durant un an. Mais avec le recul je sais bien que cette année passée sans toi était bel et bien un autre hommage. Je ne pouvais pas encore me défaire de ton image obsédante.
Jusqu’au jour où j’ai rencontré Annette Messager, Yves Klein, Italo Calvino, puis d’autres encore. C’est alors que je me suis rendu compte que tu n’étais pas la seule artiste contemporaine de ce monde, pas la seule artiste que je pouvais m’approprier, que je pouvais ré-créationner.
Pour tenter de tourner définitivement la page avec toi, mais sans te renier, ni te maudire, car, après tout, je reste seul responsable de mon éblouissement aveuglant, j’ai compilé dans ce petit opuscule nos sept ans de vie commune. On y trouve ce que j’avais fait pour l’année du Baccalauréat, ce que j’avais fait pour moi et les autres et quelques inédits.
Adieu Sophie, je n’oublierai pas ta voix au téléphone, quand je t’avais invitée à venir au lycée pour manger un repas rouge, je n’oublierai pas non plus ton sourire quand je t’ai rencontrée au sommet de la tour Eiffel.
Guillaume

vendredi 4 janvier 2008

petit lionceau














Me voici (presque anonyme) parmi les 66 personnes des ateliers lion où je travail depuis bientôt un an et demi. Et ça fait aussi un an que je travail sur le projet de Marseille...