vendredi 18 décembre 2009

"les femmes invisibles" d'après "les villes invisibles" d'Italo Calvino


"Les villes invisibles" d'Italo Calvino, c'est la description par Marco Polo au grand Khan Kubilaï, d'une cinquantaine de villes imaginaires. Chacune de ces villes porte un prénom féminin. Ce détail passe assez inaperçu dans les très nombreuses études de l'ouvrage, les thèses portant généralement sur le rapport entre villes et utopies, sur l'écriture de la modernité, sur la géographie de l'identité, sur la conception de l'existence, sur la dichotomie utopie/dystopie...

Pourtant, je suis persuadé, que sous couvert des descriptions de villes, c'est la description de femmes qu'il fait. Des femmes qu'il a furtivement aimé, sans jamais oser leur avouer, sans même leur avoir parlé.
Sur ce postula de base, à mon tour de rendre hommage : d'une part au travail fantastique d'Italo Calvino et d'autre part à mes 22 "femmes invisibles".

mercredi 18 novembre 2009

une dernière journée passée au havre


- café, croissant & jus d'orange
- la foule du petit matin
- le soleil qui se lève sur la banlieue parisienne
- les voies inondées, souvenir du burkina
- des alignements sans fin
- le béton de d'auguste perret
- la plage et new-york au loin
- du lieu en papillote pas mal, un feuilleté au pomme divin
- une cathédrale haute en verre coloré
- un porte-conteneurs géant qui rentre doucement au port
- un ferry transmanche jaune canard
- les volcans d'oscar niemeyer
- des docks presque marseillais
- un long retour sur paris

mercredi 28 octobre 2009

MF


Le 12 septembre 2009, j'y était.
Anonyme parmi tant d'autres (75 000).
Un rêves d'ado réalisé en somme.
Et programmé depuis un an et demi.
Le stade de france anamorphosé en discothèque géante....
Un souvenir indicible !

mardi 13 octobre 2009

de guillaume à guillaume


C'est tellement mystérieux, le pays des larmes !

lundi 5 octobre 2009

sunshine


A la question :
Selon vous, quel bruit fait le soleil ?

Voici quelques réponses obtenues :
- un bruit entre pschittttttt et pfuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiit
- un bruit assourdissant
- shruttuututututheigeigheiugeut
- le même bruit que "soldier of fortune", avec un gros ampli. Ou alors le bruit que fait le métro en passant, quant on est dans la grande salle du MK2 Nation, avec un gros ampli.
- cccccrrRRrccCCCCCcCcrRRrraaOOOOAAAAAAHHHHHH !!!!
- un bruit croustillant de petit pain rond encore chaud que l'on mange au petit-déjeuné en Italie
- ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff
- un bruit sourd qui fait très mal à la tête, comme une toupie géante
- un mélange de poil à frire avec de l'huile d'olive à 157°C, un poil à bois pas ramoné depuis 200M d'années, et un poil à reluire pour les reflets
- un bruit énorme d'explosions
- il crépite
- le bruit d'un œuf au plat
- un bruit chaud
- zzzzzzzzzzzzzz. un bruit de gaz chaud
- le bruit d'une plaque électrique qui aurait chauffé trop longtemps
- jour, nuit, jour, nuit...
- FCHTIOURRRR !

mercredi 16 septembre 2009

voyage au bout de la ligne

10h30 Le temps de se réveiller et de recharger mon portable - instrument indispensable en cas de problème, pour qui va explorer des contrés lointaines et inconnues (et même peut être hostile). Mon ticket acheté, le voyage commence enfin, dans les sous sol du métro parisien.
11h15 Onze stations de métro plus loin, me voici à la gare de Paris Austerlitz où je prend le train DEBA. Il n'y a plus qu'à se laisser porter et attendre le terminus. A François Mitterrand, le train sors définitivement du noir sous sol pour le gris du brouillard. Des gares de triages, des bâtiments industriels, certains flambant neufs, d'autres en désuétude total. Des immeubles, des ZEP, quelques cheminées industrielles. Des gares transiliennes qui défilent sans arrêt. Puis les premiers sacro-saint pavillons de banlieue. Une nouvelle gare de triage, des beaux bâtiments de Freyssinet et consoeurs. Des autoroutes. Et la Seine qui coule et que l'on suit. Des parkings et des pylônes. Une station d'épuration peinturlurée. Des jardins ouvriers, des chantiers, des entrepôts. Et la Seine que l'on retrouve inlassablement.
11h30 Arrêt à Juvisy. Désormais le train sera omnibus. De plus en plus de pavillons, et sur les collines quelques immeubles. La végétation se densifie peu à peu. Des maisons, des grandes, des petites, quelques-une en pierre meulière, beaucoup en crépi, pas mal de couleur beigeasse, rossasse ou jaunasse. Enormément de tuiles, quasi pas d'ardoise. Des velux et des chiens assis. Une longue tranchée végétale.
11h50 Dernier embranchement de la ligne (C4), gare de triage, parking militaire et me voici à la campagne, les premiers champs commencent, les gares se font plus petites, les plaines agricoles s'agrandissent.
12h05 Des terrains de sport, une piscine, une ferme reconvertie en salle de spectacle, un parc, de la forêt sur les collines avoisinantes, quelques vrais fermes isolées.
12h20 Après seize stations de rer, j'arrive à Dourdan la Forêt, terminus du train. Ca y est, je suis arrivé au bout de la ligne ! Dehors il fait toujours froid et gris, c'est la sortie des cours, je suis agressés par des hordes sauvages de collégiens. Je passe devant le centre hospitalier. Celui-ci me rassure en cas d'épidémie soudaine de grippes A, B ou C, je saurais où aller. C'est assez étrange, j'ai comme l'impression de connaître cette ville. Et pourtant non. Un autochtone karchérise sa maison, heureusement il ne me voit pas, racaille que je suis.
12h45 Les rues me font presque peur. Pas une personne de plus de 25 ans ne déambule dans la rue. Les magasins sont quasi tous fermés. Incroyable, il y a la queue devant un magasin "tapissier - décorateur" !!! Fausse alerte, il s'agit en fait d'un kebab qui y a établie résidence. Au sommet du château le drapeau tricolore flotte avec celui de la ville. Ouf, il y a un peu plus de monde dans le centre du village. C'est la fin du marché, sur les pavées et sous la vieille et belle halle en bois.
13h00 Mon ventre me rappelant à l'ordre, je choisis de faire une halte dans un restaurant à l'extérieur de bon alloua. L'ambiance y est étrange. La déco de la salle est d'un autre âge avec le papier peint moquette sombre, des croûtes aux murs et des éclairages incertains. Nous sommes six à manger. Quatre hommes seuls ainsi qu'un homme et une femme collègues de travail qui parlent économie, finance et industrie. Au menu : salade de chèvre chaud, escalopes de veau aux girolles et éclair au chocolat.
14h00 Je continue la balade découverte. Les rues sont toujours aussi désertes et les magasins toujours aussi fermés. Arrivé devant la mairie, c'est la valse des voitures, les employés reprennent le travail administratif. J'arrive dans un grand square, avec des jeux pour enfants sans enfants, des parterres, des alignements, les drapeaux des pays des villes jumelées. Je passe devant une école vide et un "point jeunes" avec quelques cailleras du neuf un.
14h30 Petite visite à l'office du tourisme (et oui !), où je trouve un plan du Havre, prochaine probable destination de tourisme expérimentale. A côté une exposition de trois tableaux de pastels sèches représentant chiens et fleurs. Dehors les employés municipaux s'activent à nettoyer les traces du marché de ce matin. Les nuages se lèvent, le vent arrive. Je me pose dans un petit square avec des herbes folles comme je les aime.
15h00 Je viens de finir un tour dans un grand parc municipal, ancienne propriété privée, fort agréable et qui n'est pas sans rappeler mon château de campagne. Petite balade au bord de l'Orge, puis d'une opération immobilière privée flambant neuve. A part quelques voitures, je ne croise toujours aucun piéton.
15h10 J'arrive dans un cul-de-sac non signalé m'obligeant à faire demi-tour.
15h30 A peine prémédité, je me retrouve devant le cinéma classé art et essai, juste avant une séance ! Nous sommes une dizaine dans une vieille salle qui me change de mes UGC-MK2 standardisés et illimités.
17h25 Aucun commentaire à faire sur le film. Le temps reste inchangé. Dans une très belle librairie j'achète cartes postales et un vieux guide défraîchie de la ville. Je me pose dans un bar. Deux piliers refont le monde avant que d'autres n'arrivent pour les aider dans cette lourde tâche. J'écris les cartes et le chocochaud est divin !
18h05 J'achète un pain aux amandes et retourne doucement direction la gare, en passant par une boîte aux lettres publique.
18h30 Direction Paris, cette fois je connais le paysage, je ne suis plus en terra incognita.
19h25 Peu à peu, le soleil, pourtant invisible, commence à se coucher.
20h15 De retour à la maison, fatigué mais heureux.

lundi 14 septembre 2009

souvenirs ferroviaires



gare d'austerlitz
Il fut un moment où je fuyais Paris pour Toulouse, le temps d'un week-end. En train de nuit.
A chaque fois les mêmes rituels. Les cent pas sur un quai vide en attendant l'affichage du quai de départ, le pré-controle avant de monter dans le train, et enfin, Inside de Moby dans les oreilles devant l'agglomération parisienne qui défile sous un clair de lune naissant.
Au retour, le lundi matin, je retrouvais ma gare déserte, et m'offrais un ptit'dej : croissant + chococho.

gare de l'est
Parce que la délégation nationale de Solidarités Jeunesses se trouve juste à coté, c'est une gare que je connais plus d'extérieur que d'intérieur.
Je l'ai vu se métamorphoser peu à peu. Les stores à projections d'un très beau rouge m'ont beaucoup marqué. J'aime beaucoup aussi, à l'intérieur, le hall tamisé et éclairé aux pavés de verre.

gare de lyon
Ce fut un peu ma gare du travail. Le privilège de pouvoir y aller en taxi, au petit matin, pour prendre le premier TGV, celui de 6h20, pour passer la journée à Marseille. Un vrai bonheur pour qui aime se laisser transporter en toutes saisons.
C'est aussi le lieu d'un restaurant mythique, le Train Bleu, que je n'ai pas encore eu loisir de découvrir ; mais ce n'est que partie remise, je compte bien y faire ma cantine de voyage.

gare de bercy
Une petite gare, passage obligé pour qui souhaite participer à un chantier international en Italie - via Rome, en train de nuit.
C'est dans cette mystérieuse gare que l'on peut mettre sa voiture dans des trains fantômes.
C'est de là aussi que partent certains pulman-orient express, où tout n'est que luxe calme et volupté. Un rêve à réaliser, je me le suis promis.

gare montparnasse
Par ignorance des autres, se fut ma gare préférée pendant longtemps. Juste parce que c'était la seule que "j'utilisais" si tant est qu'on "utilise" une gare. Les départs en vacances en Vendée : d'abords avec les trains corails mais surtout par la suite avec les sacro-saint TGV atlantiques, les premiers qui franchirent le seuil des 300km/h.
En grandissant -un peu- les énormes piliers-voûtes de béton blanc m'apparurent comme monumentalement beau. En grandissant un peu plus, j'ai découvert le jardin de l'Atlantide, petit havre de paix perché au dessus des voies.
Mais la désillusion vint peu à peu, quand je me mis à utiliser les autres gares, et que je me rendis compte que celle-ci n'avait que peu de charme comparée aux autres...

gare vaugirard
Une gare quasi fantôme que très peu de monde connaît.
Seulement quatre quais pour partir vers Granville et consoeurs. On ne se croirait pas à Paris mais dans une petite gare de province, un vrai bonheur, une gare à échelle humaine.
Souvent, en pleine journée il n'y a personne, pas même les guichetiers. Ca en devient surréaliste.

gare du nord
Une gare fantasmagorique. Un morceau d'Europe où se croise la France, la Belgique, la Hollande, le Royaume-Unis et l'Allemagne. On se croirait presque dans un aéroport, la zone sous douane de l'Eurostar et la toiture contemporaine du pôle d'échange renforçant cet effet.
C'est aussi l'une des gares les plus photogéniques, surtout au petit matin, avant de faire l'aller-retour à Bruxelles dans l'unique but d'aller boire un chocolat chaud. En se faisant, je pense d'ailleurs y avoir découvert un point de passage pour les cités obscures de Schuitten et Petters.
Elle reste à ce jour, ma gare préférée.

gare saint lazare
Métro, rer et francilien mis à part, je n'ai pas le souvenir d'y avoir pris un train pour l'ailleurs.
Il me faudra donc trouver prétexte pour réparer cet oubli, et ne pas seulement garder en mémoire la "bulle" - sortie de la gare souterraine.

dimanche 13 septembre 2009

destinations

si je prenais le train maintenant, voici où je pourrais aller...


gare de paris-austerlitz
tours, blois, bourges, orléans, cahors, toulouse, limoges, montluçon, madrid, brive, barcelone

gare de paris-est
charle ville mézières, frankfurt, bar le duc, luxembourg, saint dié des vosges, culmont chalindrey, mulhouse ville

gare de paris-lyon
clermont ferrand, montargis, hyeres, marseille saint charles, laroche migennes, annecy, saint étienne chateaucreux, lyon perrache, berne, chalons sur saone, miramas, montpellier, perpignan, besancon viotte, nice ville, grenoble, lausane, genève

gare de paris-bercy
dijon ville, nevers, corbigny, avallon, roma-termini, auxerre, venzia santa lucia

gare de paris-montparnasse
le mans, bordeaux, tarbes, nantes, saint malo, quimper, irun, brest, rennes, la rochelle

gare de paris-vaugirard
-

gare de paris-nord
saint just, london st pancras, boulogne, amsterdam, bruxelles midi, beauvais, maubeuge, creuil, dunkerque, valenciennes, lille flandre

gare de paris-saint-lazare
rouen, caen, le havre, cherbourg

mercredi 2 septembre 2009

6+2 [gares parisiennes]

petite promenade comparative dans les 6+2 gares parisiennes :
austerlitz - est - lyon - (bercy)
montparnasse - nord - saint lazare - (vaugirard)


abords


salles des pas perdus


halls de départs


panneaux des destinations


panneaux de quais


quais et voies

mardi 25 août 2009

sculptures de voyage

Cet été des étranges petites sculptures se sont invitées à la campagne...




pliage original de Koryo Miura





pliage original de Bruno Munari

jeudi 20 août 2009

mur de la paix


C'était un peu trop tôt pour faire le mur des lamentations sur mon balcon, alors j'ai réalisé -simplement- le mur de la paix.

mercredi 19 août 2009

lost

en collaboration avec Hugo Pernet et Noëmie Razurel



Des carbes, des pinguoins, des étoiles de mer, des tortues de mer, des hippocampes, des nénuphars... autour d'une île mystérieuse...

dimanche 16 août 2009

souvenirs du burkina faso

[flashback - août 2008]



- un passage express à Niamey
- neuf mosquées pour un village
- une chèche bleue
- un point de passage vers Urbicande, ville des cités obscures
- deux nuits à la belle étoile
- les grimaces d'une petite fille d'un petit village perdu
- un oasis improbable
- un marché aux milles couleurs
- des femmes aux seins nues lavant le linge dans un lac
- Karpala, mon quartier du moment à Ouaga
- le sourire de la vieille dame qui tient sa petite épicerie
- aller chercher du dégué la nuit tombé, sans éclairage publique et sur un sol détrempé par la pluie
- des avocats à couper le souffle
- manger tous ensemble, assis par terre, dans le même plat, avec les mains
- des soirées contes d'afrique et d'ailleurs
- le plaisir de lire au petit matin, le journal dont on a fait la mise en page la veille au soir
- la fraîcheur du studio radio et la gentillesse des animatrices
- des goûters nutella secrets avec une complice
- la victoire de Tia Hellebaut au JO de pékin suivi en presque direct
- chaque soir, notre journal télévisé artisanal
- un bain de minuit dans la piscine d'une villa digne de Numérobis dans Asterix et Cléopatre
- mon pèlerinage sur la tombe de Thomas Sankara
- la rencontre d'Odile Sankara (la soeur de Thomas)

dimanche 2 août 2009

rituel d'anniversaire



Cette année ce sont les jardins de la chambre haute du pouvoir législatif qui ont accueilli le 10e rituel d'anniversaire, sous l'oeil bienveillant de Calder.

samedi 1 août 2009

à l'île d'yeu



Une petite parenthèse, loin de tout.

lundi 27 juillet 2009

nymphéas airport


Après de longs travaux (en large et en travers), notre lieu de vie s'est peu à peu métamorphosé en aéroport.

Aujourd'hui, nymphéas airport c'est :
un lieu unique
des instants magiques
un moment rêvé


Pour plus d'informations un site spécifique est à votre disposition :
nymphéas airport - le site

mardi 21 juillet 2009

une journée dans le métro


09h00 Le réveil sonne et me prépare pour cette longue journée. Un thermos de jus, quelques barres de céréales, l'indispensable plan du métro, mes chaussures de marche : me voici fin prêt à passer une journée entière dans le métro parisien.
09h45 La lumière bleutée de Gambetta, station à demi-fantôme. J. m'offre une clémentine et du courage.
10h35 On se croirait dans le rer : des paysages de banlieues, des barres et des tours, les bords de l'ourcq, quelques cyclistes et promeneurs, des murs couverts d'art urbain. Tout au bout : une colombe colorée.
11h10 Déception sur la 7 bis : on ne voit plus la station fantôme et le subterfuge de Louis Blanc ne fonctionne plus.
11h30 Première pause musicale à Belleville. Je m'assois à coté d'un joueur de cithare puis m' achète les cerises réputées les meilleures du métro.
11h40 A République une chanteuse lyrique se mélange aux bruits de pas.
11h55 Arts et métiers : point de passage pour les cités obscures.
12h00 Petit cours d'histoire à Hôtel de ville sous l'oeil de la police qui, elle aussi, essaie de se cultiver.
12h30 Un petit bol d'air à Bastille sous le regard des révolutionnaires.
12h55 Un nouveau bol d'air à Bel air où une jeune fille tente d'apprendre un texte par coeur.
13h20 Un peloton de CRS se met au vert à gare de Lyon.
13h45 Place Clichy, un petit garçon explique le fonctionnement du métro à son papa.
13h55 Carrefour Pleyelle : "Celui qui ne s'amuse pas n'est pas sérieux".
14h35 A Saint Lazare, les quais sont quasi déserts, là où pourtant le matin les quais sont quasi impraticables.
15h30 A Charles de gaule, les passagers descendent d'un coté et montent de l'autre. Un fils et son père listent les disciplines des jeux olympiques.
15h35 Vue sur la tour Eiffel et la Seine : le grand air me fait du bien.
15h40 Absorbé par le paysage, j'oublie de descendre où je voulais. Je fais demi-tour à duplex.
15h55 Dehors il fait toujours aussi beau. En faisant le changement métro aérien - métro souterrain, la tentation est grande de m'évader. Heureusement un musicien rasta me ramène à la raison.
16h05 Pendant que deux petites filles jouent, Charle Michels fait peau neuve et leur papa lit "une vie" de Simone Veille.
16h20 On m'avait pourtant prévenu : Boulogne - Pont de Saint-Cloud est l'une des stations les plus glauquissime qui soient.
16h35 J'oublie à nouveau de descendre où je voulais, cette fois absorbé par la lecture d'un article sur Kery James.
17h05 C'est dans les deux demi-stations de Commerce que je commence à ressentir un paradoxe temporel : le temps me parait d'une longueur sans fin mais avec l'étrange impression de n'être là que depuis 5 minutes.
17h10 Je recroise mon musicien rasta et retrouve la surface. La lumière du jour commence à faiblir. Il commence aussi à faire froid.
17h15 C'était une obligation : emprunter le long tapis roulant sans fin de montparnasse. Celui qui comme à son habitude ne fonctionne jamais. Au bout, un groupe de neuf cubains m'accueille.
17h40 A Concorde, je joue au scrabble géant et écoute une dame jouer d'un instrument inconnu.
18h25 Nouveau tapis roulant : anonyme parmi tant d'autres.
18h45 A Odéon, une douce mélodie enchante les couloirs du métro
18h50 Un homme saoul prétendant être une femme juive veux m'embrasser.
19h05 Gare d'Austerlitz : alors qu'une bonne âme prend de mes nouvelles au téléphone, une autre personne me tape sur l'épaule : c'est ma soeur ! Je la laisse à place d'Italie.
19h15 A nouveau en aérien : Paris by night.
19h45 Les silhouettes de Réaumur Sebastopol m'accompagnent pour le changement de la 4 à la 3.
20h05 Je suis enfin libre : je sors de l'enceinte du métro après plus de dix heures passé dedans.

mercredi 15 juillet 2009

32 jours en inde

J01 - une coupe de champagne à 10 000 m d'altitude
J02 - les toits de delhi, cheveux au vent

J03 - les places publiques de chandigarh
J04 - l'immense émotion du golden temple : magique et mystique

J05 - manger seul parmi 10 000 autres
J06 - et tout le long de ma route : écoliers et écolières en uniforme

J07 - un village perdu, un lac
J08 - les joutes verbales des moines tibétains

J09 - un gouvernement en exil
J10 - un clin dieu : le soleil sur les neiges himalayennes

J11 - une belle rencontre
J12- un coucher de soleil sur un dégradé de montagnes
J13 - un petit déjeuner tout miel
J14 - à l'intérieur du parlement, la moquette jaune de corbu

J15 - l'agitation frénétique et permanente des ghâts le long du gange

J16 - shiva-connexion : une rencontre orangée
J17 - marcher au dessus du vide

J18 - des paons, des biches, des gazelles
J19 - le taj mahal au lever du soleil : lumineux

J20 - le calme du caravansérail
J21 - l'arrivée de J. en mode baba
J22 - les arcades roses de Jaipur

J23 - un observatoire astronomique !

J24 - un dîner chez le maharaja local
J25 - les 2 500 sculpteurs des temples jaïns

J26 - la piscine de notre maison victorienne
J27 - une ville toute bleue

J28 - un jardin suspendu
J29 - des jardins, de l'eau imaginée

J30 - un chocolat glacé dans un lieu branché
J31 - de l'astronomie rouge

J32 - une salle de cinema privée, un petit déjeuner en plein ciel

mardi 14 juillet 2009

à l'île de ré



- un réveil matinal
- quelques bribes de souvenirs de la rochelle
- la revue de presse du jour
- une maison de famille riche en histoire
- un jardin incroyable
- des lieux de son enfance
- une fenêtre à petits carreaux - la plus belle de toutes
- un bureau voyageur made in pakistan
- une forteresse vauban
- du vélo dans les vignes
- du vélo à travers les marais salants
- du vélo sur la plage
- le fameux poulet rôti
- un gâteau à l'orange fameux
- des champs de blé et de coquelicots - comme dans un rêve
- une abbaye en ruine
- un bain de pieds
- une sieste éclair sur la plage

mardi 30 juin 2009

aux îles canaries, à la recherche de l'atlantide

compte rendu non exhaustif
[décembre-janvier 2009]



- sur les toits d'orly
- un tour de france et d'ailleurs, de nuit
- un palmier dès la sortie de l'aéroport
- de l'urbanisme de nuit
- un jus d'oranges pressés
- un pré coucher du soleil
- des contrastes too much
- même pas froid
- une place publique urbaine
- des pissenlits géants
- des canaux à eau oubliés
- des baleines et des dauphins
- le ciel et la mer qui se confondent
- des places publiques de qualité
- la plus grande catastrophe aérienne
- x files
- des cercles mystérieux
- une octogénaire en pleine forme
- un nouvel an végétarien
- les meilleurs avocats
- des bananeraies sans fin
- des pylônes électriques esthétiques
- un chèche bleu, réminiscence du burkina
- un déjà vu culinaire
- de l'urbanisme à outrance
- au dessus des mines de la moria
- le premier janvier : dans la mer
- les toits de ghost dog
- des fleurs, des couleurs
- ne rien faire
- la maison du docteur müller
- une presque piscine naturelle
- quelques sosies familiers
- écouter les nuages
- des surfeurs
- du vent dans les oreilles
- le grand canyon
- un chaud froid en altitude
- trois piscines en attendant l'avion

Tout cela prouve (et c'est heureux) que les Canaries sont bien les restes de l'Atlantide.

mercredi 25 mars 2009

référence & influence

Une ré-création poétique d’après « Moi j'ai pas » de Soprano
[auto-portrait]



Moi j'ai pas la culture de Jack Lang
Ni la plume de Barjavel
Ni les discours de De Gaulle
Moi j'ai pas les rêves de Lovecraft
Ni les potions de Rogue
Moi j'ai pas l'équerre d'argent de Lion
Ni la palme d'or de Van Sant
Ni la trompette de Truffaz
Moi j'ai pas le talent de Loreena McKennitt
Moi j'ai pas la rage d'Arkana
Moi j'ai pas eu la lanterne de Jospin
Moi j'ai pas le coté dur d'oreille de Tryphon
Moi j'ai pas l'ardeur de Simone Veil
Ni les cheveux bleus de Parsifal
Moi j'ai pas.
Moi j'ai pas les génériques de René Aubry
Ni les rôles de Sean Penn
Ni la magie de Citron
Moi j'ai pas le couturier de Mylène
Ni la tchatche de Jamel
Mais je viens d'la même ville
Moi j'ai pas la traîtrise de Cypher
Ni celle de Boromir
Moi j'ai pas le coté Christo de Jeanne-Claude
Ni la sincérité de mes deux anges
Moi j'ai pas la poésie de Manset ou d'HFT
Ni le charisme de Nelson ou d'un Cohn Bendit
Moi j'ai pas la voix d'une Simone Hérault
Moi j'suis pas né sur l'île de Ré, d'un père ambassadeur
Moi j'ai pas la folie d'un Yona Friedman, la sensibilité d'un Patrcik Rubin ou d'une Laurence Madrelle
Moi j'ai pas ces défauts, ces qualités là
Moi j'suis juste moi Guillaume Corentin

Moi j'ai pas la même sagesse qu'Epictète
Moi j'ai pas le même crayon que Bilal
Moi j'ai pas l'exhibition de Sophie Calle
Moi j'ai pas toute les années de pouvoir de Mitterand
Moi j'ai pas la double carrière d'un Marc Mimram
Ni les mains en or d'Ozawa
Moi j'ai pas les 4 médailles d'or de Tia Hellebaut
Moi j'ai pas la vie qu'a connu Erick Bamy
Moi j'ai pas connu l'amour qu'on connu les Eams
Moi j'ai pas eu les aventures de Roger Rabbit
Moi j'ai pas le pavillon noir de Preljocaj
Ni la ressemblance du sosie de Brian Ray
Moi j'ai pas la beauté de Rama Yade
Moi j'ai pas des radis accrochés aux oreilles comme Luna Lovegood
Moi j'ai pas la véracité des textes de Zazie
Ni l'obsession présidentielle de Ségolène
Moi j'ai pas l'obscurité de Peeters
Les dessins de Schuiten
Ni les concerts de JMJ
Moi j'ai rien de ces gens
J'ai rien d'un p'tit prince
Moi j'suis juste Guillaume

lundi 23 mars 2009

hommage à jcvd


C'est sur la plage d'Ostende (en Belgique) que j'ai enfin pu rendre hommage au grand JCVD :

" J'étais chez ma mère, pour une journée, aller-retour, et je me suis promené sur la plage, il y a avait beaucoup de vent, il pleuvait, la mer était déchaînée, et j'ai du me pencher en avant - t'as vu comme j'aime la vie - j'ai du me pencher en avant pour sentir ces molécules, called "CO2", qui sont un peu plus puissantes que maintenant.
Pourquoi ?
Le vent a poussé la matière, la masse moléculaire, et avait plus d'impact sur mon corps ; donc j'ai du me battre contre cette masse, parce que c'est pas une masse habituelle faite pour l'être humain : ce qui est super !
Donc tu sens la différence entre des molécules compressées - oxygène - que des molécules qui sont dans une chambre, où ... c'est bien quoi. "


photo by J.

dimanche 18 janvier 2009

manger dans le concorde



Prendre le concorde : c'était l'une des "101 choses à faire dans ma vie".

Manger dans le concorde : paradoxalement plus simple à réaliser, c'est ce que j'ai fini par faire, à défaut d'un improbable Paris-New-York à Mach 2.

C'était une meringue, une meringue blanche comme les nuages, qui a servi de collation ; j'y ai même laissé quelques miettes, en guise de témoins.

samedi 17 janvier 2009

cdv 2009 - parcours



guillaume & corentin vous souhaitent une belle et heureuse année, pleine d’exploration, d’onirisme & de ferveur au quotidien

« Le tapis urbain, les façades peintes, le décor éphémère aideront peut-être à la réintroduction de la culture urbaine dans la ville d’aujourd’hui, pauvre ou riche. » Yona Friedman

Voyager - Profiter des congés d’été - S’arrêter, même un court instant - Niamey - Faire étape - D’Afrique, transiter sans contourner - Sentir ses rêves prendre lentement corps entre ses mains - Pour celui que l’on fut - Ne pas le décevoir - Croire encore, pour lui, que changer le monde - Est possible - C’est se changer soi-même.

Échanger - Profiter des photographies - Se souvenir, même ceux des autres - L’Inde - Être surpris - Par quoi, par un village - Par une rue, par une maison - Un peu de bleu dans le paysage - Le seuil bleu d’un monde meilleur - Croire encore, pour eux, qu’un paradis d’ici-bas - Est possible - C’est espérer.

Découvrir - Profiter de ses mains, de ses yeux - Les ouvrir, même un court instant - Rio de Janeiro - Remarquer - Des visages, mais peints - Sur les murs de chez soi - Affirmer sa présence au monde - Être - Marquer sa ville - Comme on marquerait son nom - Sur un livre d’or - Témoignage des temps présents.

En prendre sa part - S’y mettre - Apprendre - CNED - Dessiner aujourd’hui - Pour demain, ou pas - Croire encore, pour soi, qu’avec un crayon, tout - Est possible - C’est croire - Pouvoir.

Appropriation - Ville et territoires - Parcourir et peindre...