
"Les villes invisibles" d'Italo Calvino, c'est la description par Marco Polo au grand Khan Kubilaï, d'une cinquantaine de villes imaginaires. Chacune de ces villes porte un prénom féminin. Ce détail passe assez inaperçu dans les très nombreuses études de l'ouvrage, les thèses portant généralement sur le rapport entre villes et utopies, sur l'écriture de la modernité, sur la géographie de l'identité, sur la conception de l'existence, sur la dichotomie utopie/dystopie...
Pourtant, je suis persuadé, que sous couvert des descriptions de villes, c'est la description de femmes qu'il fait. Des femmes qu'il a furtivement aimé, sans jamais oser leur avouer, sans même leur avoir parlé.
Sur ce postula de base, à mon tour de rendre hommage : d'une part au travail fantastique d'Italo Calvino et d'autre part à mes 22 "femmes invisibles".