À l'agence, lors des repas du midi avec les collègues, un sujet revient régulièrement : les souvenirs Erasmus. La plupart d'entre eux sont partis une année étudier dans une autre ville d'Europe (ou du monde) : Venise, Naples, Cracovie, Cottbus, Bruxelles, Oslo, Prague, Budapest, Montréal... Et quand on me pose la question "et toi, où est-ce que tu es parti ?", j'aime répondre que j'ai fait mieux qu'Erasmus : j'ai vécu un an à la Cité internationale universitaire de Paris.
Être inscrit en master étant nécessaire pour faire une demande d'admission, je fais une première demande alors que je suis en 4e année, mais elle est refusée faute de place disponible. La seconde demande (en 5e et dernière année) fut la bonne. Je quitte alors pour l'année du diplôme le 24m² d'une résidence étudiante de banlieue sensible pour un 16m² en plein cœur de Paris. Et ainsi de septembre 2005 à juillet 2006, si j'ai passé comme d'habitude mes journées à l'école d'architecture de Marne la Vallée, le soir venu et tous les week-end, je me suis retrouvé quelque part à l'international dans ce lieu éclectique et cosmopolite, qui n'a rien à envier aux autres métropoles d'Europe... Et comme une chance n'arrive jamais seule, je me retrouve (grâce à la politique de brassage des nationalités) à la fondation suisse construite en 1933 par Le Corbusier !
La cité universitaire c'est :
- un campus à l'américaine avec 40 maisons dans un parc de 45 hectares
- une tour de Babel horizontale avec 6000 étudiants de 130 nationalités différentes
- voyager dans le monde sans quitter Paris
- une identité visuelle made in Ruedi Baur
- la piscine du dimanche matin
- les trois jours du carnaval de la cité pour fêter la fin de l'année
- le café syrien dans le salon de la maison du Maroc
- le restaurant universitaire pour les repas du soir
- un lieu de promenade avec les amis et la famille de passage
- des récitals de musique, de poésie, de théâtre, de danse... disséminé dans toutes les maisons de la cité
- les regrets (faute de temps) de ne pas avoir su profiter de toutes les activités proposés
- la coupe du monde de football 2006 dans une ambiance enjaillée
- le contraste entre la beauté des façades et la désuétude intérieurs de certaines maisons
La fondation suisse c'est :
- 43 résidents de 11 nationalités différentes
- le chat du gardien qui rôde dans les couloirs
- les petites boites aux lettres de métal
- les soirées "raclette suisse" sous les pilotis du pavillon
- l'exposition Chandigarh : en rêver et finalement y aller quelques années plus tard
- la cuisine collective pour les petits déjeuners et les repas du week-end
- le doux ronronnement du périphérique en continue
- des meubles intégrés : un bureau-frigo et une penderie-étagère-lavabo
- l'escalier de métal et de lumière
- les portes de chambres laissées ouvertes pour dire "je suis là"
- les charlottes aux poires partagées dans la cuisine d'étage
- une douche individuelle / une baignoire collective
- les plafonds colorés des chambres : une polychromie vues de nuit
- le piano qui résonne les soirs d'hivers
Je confirme : j'ai fait mieux qu'Erasmus, j'ai vécu un an à la Cité internationale universitaire de Paris.
Être inscrit en master étant nécessaire pour faire une demande d'admission, je fais une première demande alors que je suis en 4e année, mais elle est refusée faute de place disponible. La seconde demande (en 5e et dernière année) fut la bonne. Je quitte alors pour l'année du diplôme le 24m² d'une résidence étudiante de banlieue sensible pour un 16m² en plein cœur de Paris. Et ainsi de septembre 2005 à juillet 2006, si j'ai passé comme d'habitude mes journées à l'école d'architecture de Marne la Vallée, le soir venu et tous les week-end, je me suis retrouvé quelque part à l'international dans ce lieu éclectique et cosmopolite, qui n'a rien à envier aux autres métropoles d'Europe... Et comme une chance n'arrive jamais seule, je me retrouve (grâce à la politique de brassage des nationalités) à la fondation suisse construite en 1933 par Le Corbusier !
La cité universitaire c'est :
- un campus à l'américaine avec 40 maisons dans un parc de 45 hectares
- une tour de Babel horizontale avec 6000 étudiants de 130 nationalités différentes
- voyager dans le monde sans quitter Paris
- une identité visuelle made in Ruedi Baur
- la piscine du dimanche matin
- les trois jours du carnaval de la cité pour fêter la fin de l'année
- le café syrien dans le salon de la maison du Maroc
- le restaurant universitaire pour les repas du soir
- un lieu de promenade avec les amis et la famille de passage
- des récitals de musique, de poésie, de théâtre, de danse... disséminé dans toutes les maisons de la cité
- les regrets (faute de temps) de ne pas avoir su profiter de toutes les activités proposés
- la coupe du monde de football 2006 dans une ambiance enjaillée
- le contraste entre la beauté des façades et la désuétude intérieurs de certaines maisons
La fondation suisse c'est :
- 43 résidents de 11 nationalités différentes
- le chat du gardien qui rôde dans les couloirs
- les petites boites aux lettres de métal
- les soirées "raclette suisse" sous les pilotis du pavillon
- l'exposition Chandigarh : en rêver et finalement y aller quelques années plus tard
- la cuisine collective pour les petits déjeuners et les repas du week-end
- le doux ronronnement du périphérique en continue
- des meubles intégrés : un bureau-frigo et une penderie-étagère-lavabo
- l'escalier de métal et de lumière
- les portes de chambres laissées ouvertes pour dire "je suis là"
- les charlottes aux poires partagées dans la cuisine d'étage
- une douche individuelle / une baignoire collective
- les plafonds colorés des chambres : une polychromie vues de nuit
- le piano qui résonne les soirs d'hivers
Je confirme : j'ai fait mieux qu'Erasmus, j'ai vécu un an à la Cité internationale universitaire de Paris.






















