dimanche 26 août 2018

l’autofictif - semaine 8/52

hommage à Éric Chevillard
 
22. Et Aurore se mit à manger de la girafe, du crocodile, du lion et de l’éléphant : les pâtes Pré-Maternelles en témoignent.

23. À la lecture de l’étiquette, je ne sus que penser de ce miel en provenance de Chine, mais produit par des apiculteurs de père en fils depuis 1905 basés à Roanne.

24. Alors qu’elle n’aimait ni les Petit Beurre, ni le chocolat, Aurore dévora son Véritable petit écolier de LU. La perspective de la rentrée sans doute.

dimanche 19 août 2018

l’autofictif - semaine 7/52

hommage à Éric Chevillard

19. Ma métamorphose équine a commencé : ma fille m’appelle désormais Dada.

20. Miaou, ouaf-ouaf, meuh, bêêê, coin-coin… il faudra s’y résoudre, avec Aurore tous les animaux font désormais mmm-mmm.

21. Biya Biya Biya, je me demande bien pourquoi ma fille scande ainsi et à longueur de journée le nom du président camerounais.

dimanche 12 août 2018

l’autofictif - semaine 6/52

hommage à Éric Chevillard

16. Le sol fraîchement lavé était pourtant sec depuis plus d’une heure, quand ses petits pieds - pour une raison encore inconnue - s’entremêlèrent et la firent chuter tête en avant contre l’angle saillant du mur.

17. Sa passion pour les frites naquit à Dijon. Déjà hier soir au restaurant, et ce matin encore à la piscine.

18. La joie des vacances : s'asseoir sur une chaise longue et ne penser à rien, surtout pas à ce triolet de phrases à écrire chaque semaine.

dimanche 5 août 2018

l'autofictif - semaine 5/52

hommage à Éric Chevillard

13. Il justifia son badge d’accès à l’Assemblée Nationale : “un caprice pour profiter de la salle de sport”. Quitte à faire un caprice, j’aurais opté pour celle de Matignon, elle a vue sur les jardins.

14. Alors que les invités s’en allaient, Aurore pris son petit sac, fit un petit coucou de la main et parti à son tour. Cinq minutes plus tard, on sonnait à la porte : la gardienne de l’immeuble avec Aurore dans les bras.

15. Pour limiter l'appréhension, nous prîmes les jeux du bain pour aller à la piscine, transformant ainsi le bassin municipal en baignoire géante.