dimanche 30 septembre 2018

l’autofictif - semaine 13/52

hommage à Éric Chevillard

37. Certes, à côté des 8,4 kg de fraises du potager de mes parents, les 34 fraises de mon balcon font pâles figures. Mais le fait qu’un merle les mangent avant moi, me réconforte quant à leur qualité gustative.

38. Après une dizaine d’année d'abstinence, j’entrepris de manger un Prince de LU. La déception fut grande : aucun gout, sinon celui du sirop de glucose mélangé à l’huile de palme. Un Gueux de Lu en somme.

39. Des sardines millésimés 2008, du Chablis bio, du pain de seigle, du beurre maître d'hôtel, des suprêmes de citron et rien d’autre.

dimanche 23 septembre 2018

l’autofictif - semaine 12/52

hommage à Éric Chevillard

34. L’effet Marseille : à peine sortie du TGV, je pense et parle avec l’accent.

35. En bas de chez moi les moutons se vendent 185 euros.

36. Et cette question existentielle qui revient sans cesse : Aurore est-elle heureuse ?

dimanche 16 septembre 2018

l’autofictif - semaine 11/52

hommage à Éric Chevillard
 
31. Sur l’un des dix terrains de football du parc de Parilly : Abidjan contre Porto-Novo.

32. Enthousiaste, Aurore pressa la tomate cerise de ses petits doigts. Le crocodile de mon polo en fut tout rassasié.

33. Le plaisir simple de barboter en famille dans la pataugeoire de l’unité d’habitation de Marseille.

dimanche 9 septembre 2018

l’autofictif - semaine 10/52

hommage à Éric Chevillard

28. Tous les deux jours, notre éléphant en plastique rose arrose de sa trompe les plantes du balcon.

29. Alors que les enfants jouaient dans le square en silence, l’un d'eux décida de chasser du pigeon à grand renfort de cris perçants (sans doute en perspective du repas du soir).

30. Sur l'hippodrome déserté, les corbeaux en plein galop se disputent l’ordre du tiercé.

dimanche 2 septembre 2018

l’autofictif - semaine 9/52

hommage à Éric Chevillard

25. À la surprise générale, son excellence le président de la république (très très) démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, n’est pas candidat à sa succession. Il avait pourtant été nommé à ce poste pour succéder à son père, puis remporté deux fois les élections qualifiées de non crédible par la communauté internationale, puis enfin reporté les élections de plusieurs années (le fameux mandat cadeau). Bref, après dix-sept ans de règne, il décide de quitter le pouvoir. Je n’en reviens toujours pas de cet accès de démocratie si soudain.

26. À 18 mois elle étrangla son père : il avait refusé de lire pour la 29e fois son livre préféré du moment.

27. Des bananes au four, un peu de cacao en poudre et quelques noisettes torréfiées : une caresse pour le palais.