dimanche 22 décembre 2019

tentative d’épuisement d’un square lyonnais

 Il y a beaucoup de choses au square Saint Michel.
Par exemple :

1 espace central en stabilisé
1 cheminement périphérique en béton désactivé
1 air de jeu en sol souple
2 escaliers de 3 marches
1 rampe à 4 %
7 espaces végétalisés centraux (241 clôtures métallique / 556 fixations visibles)
5 espaces végétalisés périphériques (114 clôtures en bois / 912 fixations visibles)
13 arbres (dont 6 à 3 troncs, 5 résineux et 2 feuillus)
9 plantes grimpantes
1 cheval à ressort 2-8 ans (13 fixations visibles)
1 balançoire à ressort 2-8 ans (12 fixations visibles)
1 ensemble cabane toboggan 2-5 ans (157 fixations visibles)
4 bancs bleus pour les parents et les nounous (24 fixations visibles)
9 bancs gris pour les fumeurs de saucissons (4 fixations visibles)
1 panneau d’information générales gris et vert (aucune fixation de visible)
1 panneau d’information particulières gris et rouge (16 fixations visibles)
6 candélabres gris
2 candélabres blancs
12 appliques noires
26 projecteurs noirs (5 ne fonctionnent pas)
3 corbeilles grises
2 corbeilles jaunes
2 corbeilles vertes
3 grilles métallique d'accès dont une condamnée
1 grille métallique d’accès à l’école voisine
4 portes vitrées (3 accès aux immeubles et 1 accès au restaurant scolaire)
4 portes métalliques
8 vitrines de commerces
167 fenêtres
177 portes-fenêtres
88 pissettes de balcon
8 grilles avaloirs
1 regard en fonte
4 grilles VB parking (dont 2 accolées)
1 unité extérieur de climatiseur

Et bien d’autres choses encore.

jeudi 19 décembre 2019

être une femme ou non

Si j’étais une femme.

Je porterais des ballerines et des cols Claudine, des dreadlocks et un tailleur.
Mes cheveux seraient bleus, blonds ou roux, selon la saison.
Je ne porterais que des créoles ; mais de tailles différentes, selon les occasions.
J’aurais des petits seins pour n’avoir à porter que des brassières (ou rien du tout).
J’irais à la piscine tous les jeudis soir pour m’entraîner au 400 m 4 nages.
Plus jeune, j’aurais fait du saut en hauteur, mais sans grand succès.
Dans mes temps de loisir, je jouerais de la clarinette en si bémol.
J’écouterais Keny Arkana, Aloïse Sauvage et Chilla.
Je lirais Alan Moore, Patrick Deville et Pierre Bergounioux.
Je me convertirais au judaïsme (libéral) à 33 ans.
Je serais cisgenre et lesbienne.
J’aurais fait Sciences Po et Langues O.
Consule générale de France à Johannesburg, je me destinerais à être ambassadrice de France en Israël.

Mais hélas je suis un homme.

lundi 16 décembre 2019

être pasteur ou non

J’aimerais être pasteur, avoir eu ma vocation lors d’un TP de physique-chimie, faire toute ma carrière à Paris dans le même temple, prendre soin des ruches qui sont sur le toit, m’habiller sans cesse avec la même robe noire, chanter sans fin le premier couplet du psaume 86, jouer du théorbe le soir venu, faire des prédications sans texte en disant tout et son contraire, faire toujours les mêmes effets de manche et toujours garder quelques billes pour la fin.

Encore mieux, j’aimerais être une femme pasteure. La même chose, mais en mieux.

dimanche 15 décembre 2019

les aventures de G&C - épisode 8/24

Urbex à Sarajevo, sur les traces des JO d’hivers de 1984.
Sur le Trebević, la piste de bobsleigh et de luge est toujours là.
Je chemine sur les 1300 m de la piste qui serpente en pleine forêt.
Il y a beaucoup de mousse et de feuilles mortes.
Dans les virages à la verticale des graffs.
Sur le mont Igman, les deux pistes de sauts sont toujours là.
Il ne reste que la structure de béton.
Les revêtements de métal et de bois ont disparu.
Après une longue ascension j’arrive tout en haut.
La vue est vertigineuse.
Le télésiège fonctionne encore.
Si la station de départ est flambant neuve, les sièges sont d’un autre temps.
Le métal rouge et bleu pastel a perdu beaucoup de son éclat.
Aux pieds des pistes, le podium olympique.
Utilisé pour les exécutions durant le siège de la ville, il a été repeint et paraît anachronique.
Au milieu des arbres quelques vestiges.
D’anciens hôtels en ruine.
De grandes esplanades de bétons.
Sur certains bâtiments,ni fenêtres ni toits, il ne reste plus que les murs en béton.
On ne sait pas si ce sont les stigmates de la guerre ou l’usure du temps.

jeudi 12 décembre 2019

réfléchir ou non

J’aimerais ne plus avoir à réfléchir.
Ne plus me demander si ce lundi matin je mets mon haut blanc à col Mao, à col officier, à capuche ou à bouton de manchettes.
Ne plus me demander si ce mardi midi je mange chez Drap, chez Oslow, chez Bao-time, chez Five.
Ne plus me demander si ce mercredi en fin de journée je vais au square Gambetta, au square Saint Michel, au square Bahadourian, au square des espions.
Ne plus me demander si ce jeudi soir je cours sur les berges de la Saône, nage à la piscine du Rhône, patine à la patinoire Charlemagne.
Ne plus me demander si ce vendredi avant de dormir je lis le livre conseillé par le Masque, par Marie Richeux, par la culture générale.
Ne plus me demander si ce samedi je pâtisse un Paris-Brest, une tarte infiniment rhubarbe, un biscuit roulé poires-gingembre.
Ne plus me demander si ce dimanche je vais au culte du Grand Temple, du Change, de la Lanterne.
Tant de questions existentielles.
Pauvre de moi.

dimanche 1 décembre 2019

les aventures de G&C - épisode 7/24

Passer trois jours à bord du Royal Scotsman à sillonner l’Écosse.
Embarquement à Édimbourg au son de la cornemuse.
Le train se compose de neufs voitures bordeaux.
Nous sommes 36 passagers et 16 membres d’équipages.
Longer les lochs. Passer au-dessus des villages.
Passer en contrebas des châteaux.
Emprunter le viaduc de Glenfinnan et penser aux fans d’Harry Potter.
Emprunter le pont du Forth et penser aux fans d'ingénierie.
La lande mouchetée du jaune des genêts et du blanc des moutons.
La lande couverte de bruyère ou de fougères et parsemée de rochers énormes.
Le paysage est de carte postale.
Le wagon-salon : une accumulation de canapés et de fauteuils lourds et fleuris.
Le wagon-bar : une cinquantaine de whisky.
Le wagon-restaurant : une immense table centrale.
Ce soir : tian de saumon écossais, suprême de pintade et cheese-cake orange chocolat.
Avant de rejoindre la cabine pour la nuit nous dansons au son du violon et de l'accordéon sur le quai d'une gare déserte.
Le dessus de lit est en tartan.
Je passe la nuit à regarder le paysage qui défile éclairé au clair de lune.

vendredi 15 novembre 2019

les aventures de G&C - épisode 6/24

Passer une nuit au musée du Quai Branly.
275 000 objets m’entourent.
Je parcours l’immense camaïeu de rouge des chapelles latérales.
Les masques anthropomorphes Malinkés me regardent.
Les masques cérémoniels Kegginaquq aussi.
Sous la direction des femmes Yao, les bols népalais se mettent à chanter.
Les vitrines disparaissent.
Je me pare des colliers et bracelets du trésor dit “d’Amadou”.
Les peintures aborigènes des plafonds de Tommy Watsondes s’animent.
Les sampaniers du Quang Ngai flottent dans l’espace du plateau des collections.
Je palabre pendant des heures avec une statuette en ivoire des Léga et une statue androgyne Djennenké.
Le débat s’anime : artisan ou artiste ?
Dehors, dans le théâtre de verdure, une cérémonie nocturne des Lujere du cours supérieur du Sépik.
Me voici initié.

vendredi 8 novembre 2019

dans mes rêves - épisodes 15/20

71 - Planter (dans un désert) 400 poteaux (en acier inoxydable de 5 cm de diamètre et de 6 m de haut).
72 - Record du monde de décathlon : 10104 points. Monter au sommet de la Pyramide de Khéops en guise de podium.
73 - Prendre d'assaut une zone pavillonnaire corse. En faire un camp d'entraînement. Partir ailleurs.
74 - 25 ans plus tard, organiser un concert de Nirvana au Carnegie Hall au milieu de milliers de bougies et de fleurs.
75 - Vendanger en costume trois pièces les vignes de Canard Duchêne.

vendredi 1 novembre 2019

les aventures de G&C - épisode 5/24

Périple dans Yunnan, sur la route du thé.
À 1500m d’altitude, des plantations à perte de vue.
Des forêts d’arbres à thé centenaires.
Le Pu-erh.
Deux fois par an, il faut grimper sur les arbres pour y cueillir les feuilles.
Un entrepôt remplis d’énormes sacs.
Comme dans les caves, le thé y est vieilli.
Certains ont 8, 15, 30 ans.
Je tiens dans mes mains des petites galettes de thé vendues 1300 euros.
Des boutiques de thés les uns à côtés des autres.
Certains clients y passent la journée entière.
Je m’initie au gong fu cha sous l’œil avisée d’une maîtresse du thé.
Après plusieurs infusions, le gout change.
Une caresse dans la bouche.

mardi 15 octobre 2019

les aventures de G&C - épisode 4/24

Relier Suez à Port Saïd par les 162 km du canal.
Des navires de toutes tailles et de tous les pavillons.
Je suis sur la passerelle d’un porte-conteneurs multicolores.
Devant un vraquier, derrière un méthanier.
Il y a parfois des portes-avions, et même des sous-marins.
Par deux fois le canal devient lac.
On y croise de nombreux cargos en attente.
Le canal se divise puis se rassemble.
Nous passons entre les deux gigantesques structures de l’ancien pont tournant devenu obsolète.
Sur terre, de nombreuses machines de chantier s’activent.
Sur l’eau, de nombreuses dragues désensablent.
Régulièrement et entre deux navires, des bacs font traverser les voitures d’une rive à l’autre.
De chaque côté, le désert du Sinaï.
Parfois sur la rive gauche l’orangé du sable fait place au gris des villes ou au vert des cultures.
Au loin, des obélisques de béton.
De près, les 70 mètres du tablier de l’unique pont routier du Canal.
Après onze heures de voyage, j’aperçois les grues portuaires de Port Saïd.
Puis l’immensité de la Méditerranée.

mercredi 9 octobre 2019

dans mes rêves - épisodes 14/20

66 - S’installer dans un oasis flottant autonome et coupé du www pour survivre lors du grand bug à venir.
67 - Organiser le championnat du monde de Go dans le Seagram Building de Mies.
68 - Explorer, nettoyer puis réhabiliter le Petrova Gora Monument (Croatie).
69 - En costard, danser avec Kader Attou et Mourad Merzouki.
70 - Doha, en pleine canicule : neuvième et dixième épreuves du décathlon : saut à la perche (5m06 / 929 points) et saut en longueur (8m23 / 1120 points).

mardi 1 octobre 2019

les aventures de G&C - épisode 3/24

Une déambulation dans les nuits de Jersey City.
Un sweat à capuche noir pour se fondre dans l’obscurité.
Le livre Hagakure de Jocho Yamamoto en poche.
J’emprunte une grosse Mercedes noire avec des essuies glaces aux phares.
RZA en fond sonore.
Les immeubles en briques et les volets métalliques des commerces se succèdent.
Les feux clignotent orange.
Quelques réverbères mais pas trop.
Ça et là des promeneurs errent.
Un rollerman s'accroche aux voitures pour aller plus vite.
Je m’arrête dans un restaurant chinois N°1 Chinese Food ouvert 24h/24.
Au clair de lune, des vols de pigeons migrateurs.
Au loin une sirène.
Ici des néons blafards.

dimanche 15 septembre 2019

les aventures de G&C - épisode 2/24

Remonter le fleuve Congo de Kinshasa à Kisangani.
Une énorme barge de 150 m de long.
Un voyage de 1700 km.
Les hommes, les femmes, les familles s’entassent sur le pont.
Des bâches et des parasols délimitent les espaces de chacun.
Il y a trop de monde, on ne peut pas se déplacer sans enjamber les uns et les autres.
1200 passagers sur un bidonville flottant.
On y vit.
On y dort.
On y fait du commerce.
Il n’y a pas d’eau ni d'électricité.
L’arrière de la barge fait office de salle de bain collective.
Une infirmière fait office de médecin et de sage femme.
Il y aura trois naissances durant les deux semaines du voyage.
J’achète des poissons, des fruits et des légumes à mes voisins.
Parfois aux habitants du bord du fleuve venu à notre rencontre.
La fumée noire du bateau et le ronronnement des machines nous accompagnent.
Au fil des jours, de petits bateaux s’accrochent puis se décrochent de notre barge flottante.
Après une panne moteur et un échouage sur un banc de sable, nous arrivons enfin.
Exténués.

dimanche 1 septembre 2019

les aventures de G&C - épisode 1/24

A Mourmansk, un cimetière nucléaire à ciel ouvert.
Il fait entre -10°C et -15°C.
Un aperçu du délabrement de la flotte nucléaire soviétique puis russe.
Quatorze réacteurs nucléaires d’anciens sous-marins et brises-glaces atomiques ont été immergés dans les eaux glacées de l’Océan Arctique.
Également plus de 17 000 conteneurs de déchets.
Un no man’s land.
Dans toutes les baies, des carcasses rouillées.
Ici des brèches vainement colmatées au titane.
Là des restes du Koursk.
Dans une cale, un Typhon de 170 mètres de long est en cours de démantèlement.
Des pinces géantes découpent la tôle.
Cuivre, caoutchouc, tout est recyclé.
Il ne restera que les compartiments réacteurs dont on ne sait que faire.
Nous visitons un sous-marin.
C’est l'extrême exiguïté des lieux qui frappe en premier.
C’est l’enchevêtrement de câbles et de tuyaux qui frappe en second.

mercredi 28 août 2019

dans mes rêves - épisodes 13/20

 61 - Dessiner (en rappel) une œuvre de SOWAT sur la Grande Arche de la Défense.
62 - Planter une forêt primaires dans les Saline Royale d'Arc-et-Senans.
63 - Rénover une camionnette Citroën type H en bureau de poste mobile.
64 - Aménager chalutier en transport de fond et relier Manama à Monaco en passant par le Golfe d’Oman et le Golfe d’Aden.
65 - Rénover la villa du Dr. Müller à Saint-Hilaire-de-Riez en résidence d’artiste.

samedi 3 août 2019

dans mes rêves - épisodes 12/20

56 - Sillonner la zone interdite de Pripyat en Pangea pour cartographier la radioactivité.
57 - Relier Paris à Menton sur la N7 en 4L.
58 - Réunir le conseil des sept mondes autour de la table ronde.
59 - Huitième épreuve du décathlon : battre Usain Bolt au 100m (9s55 / 1210 points).
60 - Organiser le concert de Linkin Park au Texas Stadium.

jeudi 1 août 2019

dans mes rêves - épisode 11/20

51 - S'entraîner intensément dans une station de métro fantôme reconvertie en piscine.
52 - Intégré la confrérie du Saint-Suaire (le vrai, pas celui de Turin) pour le garder à l’abri de toute récupération.
53 - Aller sur la Lune et nettoyer les 180 tonnes d’objets humains abandonnés.
54 - Relier Toulouse à Dakar (via Casablanca) à bord d’un Breguet XIV.
55 - Plonger à 7686 m de profondeur pour sauver les 160 marins du TK-208

lundi 15 juillet 2019

dans mes rêves - épisode 10/20

46 - Se servir allègrement dans la plus grande cave à vin / coffre-fort de Hong-Kong.
47 - Aménager Biosphère 3 et y vivre pendant deux mois en autarcie.
48 - Survivre à l’incendie puis à l'effondrement d’un tunnel autoroutier (avant de tout reconstruire).
49 - Construire une serre tropicale accessible en lieu et place de l’ancienne toiture de Notre-Dame.
50 - Descendre en ski du sommet du Mont Blanc jusqu’à Chamonix sans s'arrêter.

vendredi 12 juillet 2019

souvenirs de hanoï

 Un ancien collègue, dithyrambique sur son pays d’origine (à l’entendre le Vietnam est à l'origine de toutes les cultures asiatiques), nous a invité à passer quelques temps dans la campagne vietnamienne. Avant de le rejoindre, lui et sa famille, impossible de ne pas faire un détour par la Baie d'Halong et Hanoï.

- Les livres de Marguerite Duras dans les poches.
- La pagode au pilier unique.
- Traverser le pont indestructible Paul Doumier (puis le petit pont rouge).
- Les séances de gym matinales autour du lac Hoan Kiem.
- Les maisons tubes et les immeubles fusées.
- Le marché au tissu : labyrinthique et coloré.
- Regarder les yeux des conducteurs pour traverser les rues.
- La présence de l’eau dans toute la ville : le fleuve, les rivières, les canaux et les lacs (petits et grands).
- Un lycée français tout neuf et tout blanc.
- Un opéra tarte à la crème, d’inspiration Garnier.
- Des ensembles tables - chaises - parasoles partout dans les rues.
- Le train qui passe en klaxonnant et à toute vitesse dans les rues étroites.
- Les averses de pluie passagères.
- Une ville qui se lève tôt.
- Les petits déjeuners pris dans la rue.
- Des chips de durian (garantit sans odeur).
- Des mots (et un alphabet) en français : baguette, pâté…
- La Citadelle : la Cité interdite en miniature.
- Le contraste de la ville chaleureuse et presque rurale avec la grande esplanade vide et froide du mausolée de Hö chi Minh.
- Au milieu des milliers de scooters, quelques tuk-tuk et des vélos trois roues.
- Et soudain, au détour d’une rue, la cathédrale néogothique Saint-Joseph.
- Un musée en forme de pyramide inversée.
- Contempler toute la ville depuis la chambre de son hôtel au 49e étage.
- Une architecture coloniale et nostalgique bien conservé.
- Les innombrables temples, autant de parenthèses dans l’agitation de la ville.

dimanche 30 juin 2019

l’autofictif - semaine 52/52

hommage à Éric Chevillard

154 - Même pas peur : aller manger une flamenkuche cuite au feu de bois en pleine canicule.

155 - Après avoir voyagé dans le monde, puis dans la littérature, me voici prêt à voyager dans mes souvenirs.

156 - Déjà 25 fraises du balcon pour cette nouvelle saison. Les autofictifs touchant à leur fin, vous ne connaîtrez malheureusement pas le nombre totale de fraises récoltées cette année.

dimanche 23 juin 2019

l’autofictif - semaine 51/52

hommage à Éric Chevillard

151 - Nouvelle micro-aventure pour Aurore : monter les 266 marches qui relient le quai Saint Vincent au jardin des Chartreux.

152 - En se promenant dans un jardin potager partagé nous nous retrouvons nez à nez avec un framboisier. Et oui, les framboises (même bio) ne poussent pas en barquettes dans les magasins !

153 - Ce devait être la première sortie piscine de la saison. Sur les 800 mètres qui la sépare de chez nous, Piscine ! Piscine ! a bien été entonné 400 fois. Mais une feuille de papier scotchée à la va-vite a brutalement mis fin à son enthousiasme : En raison d’un mouvement social, fermeture exceptionnelle ce jour.

dimanche 16 juin 2019

l’autofictif - semaine 50/52

hommage à Éric Chevillard

148 - Une idée d'émission pour Jean Lebrun : Les protestants cévenols exilés chez les Dogons de Mauritanie au XIIe siècle.

149 - Après essayage par Aurore, mon tee shirt wax cadeau de fête des pères constitue une magnifique djellaba.

150 - Après avoir vu Vincent Ségal et Ballaké Sissoko jouer sur les toits de Bamako, les voir sur les toits de Lyon.

dimanche 9 juin 2019

l’autofictif - semaine 49/52

hommage à Éric Chevillard

145 - C’est décidé, Aurore sera footballeuse professionnelle.

146 - Pour l'encourager, nous allons dès aujourd’hui lui acheter le maillot officiel des Bleues.

147 - Bon d’accord, à 140 euros le maillot, nous allons attendre que cette vocation espérée des parents se confirme un peu.

dimanche 2 juin 2019

l’autofictif - semaine 48/52

 hommage à Éric Chevillard

142 - Les moments de silence sont beaux : le chant des oiseaux remplace celui des hommes.

143 - Une semaine sans la voir et voilà qu’Aurore sait faire des phrases sujet-verbe-complément, qu’elle mesure 10 cm de plus et qu’elle a les cheveux long jusqu’en bas du dos.

144 - Depuis peu, nous avons une nouvelle locataire sur notre balcon : une zeuzère du poirier.

dimanche 26 mai 2019

l’autofictif - semaine 47/52

hommage à Éric Chevillard

139 - Dans l’église corbuséenne, une mouche résonne.

140 - Partager le pain et le vin avec frère Najeeb, évêque de Mossoul.

141 - Une vitre fêlée et c’est une fausse note dans la composition de Xénakis.

dimanche 19 mai 2019

l’autofictif - semaine 46/52

hommage à Éric Chevillard

136 - Grace au Dong Ding de Formose, me voici expert en Gong Fu Cha.

137 - J’ai la nostalgie des dattes iraniennes.

138 - Je vous le confirme, le brie de Melun est bien meilleur que le brie de Meaux.

dimanche 12 mai 2019

l’autofictif - semaine 45/52

hommage à Éric Chevillard
 
133 - Parmi ses 192 peluches, Aurore a enfin trouvé son doudou préféré: son oreiller.

134 - Le meilleur du musée des tissus : le grand escalier.

135 - C’est dans mes rêves que j’écris cette cent trente-cinquième phrase : “Aller au cinéma, faire la bise à Kim et serrer la main de Kanye”.

dimanche 5 mai 2019

l’autofictif - semaine 44/52

hommage à Éric Chevillard

130 - Et voici qu’Aurore lit désormais ses livres toute seule. Tidadi tadida, tidadi tadida, tidadi tadida : j’ai comme l’impression que tous les livres racontent la même histoire.

131 - Pour une raison indépendante de notre volonté, il n’y aura pas de cent trente et unième phrase.

132 - Il me suffit d’écouter les compositions de James Newton Howard ou d’Alexandre Desplat pour devenir un agent secret.

dimanche 28 avril 2019

l’autofictif - semaine 43/52 :

hommage à Éric Chevillard
 
127 - A peine réveillée, ces deux mots en boucle : Square, square.

128 - Ça y est, Aurore sait écrire. Par contre nous n'arrivons pas encore à la relire (ni elle-même se relire). Peut-être une vocation de médecin ?

129 - Alors qu’elle dégustait ses gâteaux préférés (des petites galettes de maïs à la carotte), un petit garçon s’approche et demande s’il peut en avoir lui aussi. Je lui tends le paquet et il se sert allègrement. Il croque et me les redonne derechef dans une moue de dégoût : pas assez de sucre raffiné, pas assez d’huile de palme, pas assez de gluten ajouté.

vendredi 26 avril 2019

dans mes rêves - épisode 9/20

41 - Monter à bord d’un Eurostar en toute clandestinité et en plein milieu du tunnel sous la manche.
42 - Traverser Kigali de bout en bout en roller et sans s'arrêter une seule fois.
43 - Remettre en état de marche le Concorde du musée de l’air et de l'espace du Bourget, et l’acheminer sur l'île de Pâques.
44 - Stade Charléty : septième épreuve du décathlon : 1500 m (3min50s07 / 1023 points)
45 - Rénover, restaurer et redémarrer l’Usine Sucrière Nationale de Darbonne en Haïti.

dimanche 21 avril 2019

l’autofictif - semaine 42/52

hommage à Éric Chevillard

124 - L'année dernière nous avons mangé du koala. Cette année c’est du singe. Merci monsieur le chocolatier de Pâques.

125 - Slow food vs fast food : un gigot d’agneau cuit à feu doux pendant sept heures mangé en sept minutes chrono.

126 - Le débat fait rage en famille. Pour ma part je milite pour remplacer la toiture de Notre-Dame par une grande serre tropicale inaccessible (à l’image d’un paradis perdu), ma femme milite pour une reconstruction en or massif de toutes les parties détruites (à l’image des kintsugi japonais), quand à Aurore, elle propose de tout reconstruire en “co-co-lat”.

dimanche 14 avril 2019

l’autofictif - semaine 41/52

hommage à Éric Chevillard

121 - Aurore et le béret de papy : Gavroche ressuscité.

122 - Après deux échecs consécutifs pour faire partie du jury du prix du livre inter, et comme il est statistiquement plus facile de réussir le concours de l’ENA, c’est décidé, l’année prochaine je reprends les études.

123 - Se tromper de porte, frapper et se retrouver devant Jeanne Balibar.

lundi 8 avril 2019

dans mes rêves - épisode 8/20

36 - Découvrir puis restaurer une crypte gothique secrète dans les montagnes de la principauté de Monaco.
37 - Trente ans après celui des pink Floyd : organiser le concert de Rammstein dans la lagune de Venise.
38 - Faire de la salle de réveil de l'hôpital de Villefranche le repaire du méchant pour le prochain James Bond.
39 - Aménager un A380 en boite de nuit, puis relier Ibiza à Brazzaville avec Robert Miles et The Blaze en guest.
40 - Faire 200 fois le tours du Daytona International Speedway en stock-car toute noire.

dimanche 7 avril 2019

l’autofictif - semaine 40/52

hommage à Éric Chevillard

118 - Transsubstantiation ou consubstantiation, tel est la question.

119 - Les adultes que paraît-il nous sommes devenu : Pierre Bergounioux vient d'expliciter sans le savoir une partie de mon vertige intérieur.

120 - Ce n’est pas pour rien que nous vivons dans la “petite Afrique” de Lyon : par solidarité avec la grande, notre immeuble subi de manière récurrente des délestages.

dimanche 31 mars 2019

l’autofictif - semaine 39/52

hommage à Éric Chevillard

115 - Plus besoin de voyager et d’alourdir son bilan carbone, il suffit d’aller aux grandes serres tropicales du parc de la Tête d’or pour se retrouver à Vanuatu, au Texas ou à Myanmar.

116 - Premier pic-nic de l’année au mois de mars : ça y est, à Lyon c’est l’été.

117 - Je rassure tout le monde : nos fraisiers ont bien passé l’hiver, il y aura à nouveau plein de fraises cette année.

lundi 25 mars 2019

dans mes rêves - épisode 7/20

31 - Aller aux forges de Galgatan pour se faire forger un javelot, un disque et un poids.
32 - Quatrième, cinquième et sixième épreuve du décathlon : lancer de javelot (72m28 / 924 points), lancer de disque (55m01 / 975 points) et lancer de poids (18m69 / 1018 points).
33 - Monter sur son fidèle destrier et combattre la maladie.
34 - Récolter puis mettre en pot le miel du monastère de Tibhirine.
35 - Exfiltrer Guillaume Debailly de Russie et Nadia El-mansour de Syrie et les réunir sur une petite île de la mer Adriatique.

dimanche 24 mars 2019

l'autofictif - semaine 38/52

 hommage à Éric Chevillard

112 - Je voudrais rassurer l’écrivaine Yanick Lahens, lorsque je suis allé en Haïti en mars 2016, mon visa était bien à jour, contrairement à Christophe Colomb.

113 - Sur une île déserte, penser à prendre pour Aurore du houmous et des yaourts au lait de coco.

114 - Moi qui aie pris ma retraite sportive, à la regarder courir dans les rues de Lyon, j’en suis tout essoufflé.

dimanche 17 mars 2019

l’autofictif - semaine 37/52

hommage à Éric Chevillard

109 - Je constate que le pouvoir algérien vient de découvrir le principe du “mandat cadeau” cher à Joseph Kabila (et Mamane) : pour rester au pouvoir un mandat de plus, il suffit de ne pas organiser les élections...

110 - Tomber du haut des jeux du square et se relever : même pas mal !

111 - Avoir une micro égratignure sur la main : Bobo, bobo !

jeudi 14 mars 2019

dans mes rêves - épisode 6/20

26 - Empêcher l’assassinat de Patrice Émery Lumumba (et organiser son exil).
27 - Donner l’assaut (en solo) à la villa d’Oussama ben Laden à Abbottabad.
28 - Aménager un fourgon blindé en lit douillet et sillonner les routes.
29 - Déambuler, dormir, manger, courir (bref : vivre) le long du monorail de l’aérotrain (près d’Orléans).
30 - Rénover le stade olympique d’Athènes pour y disputer la troisième épreuve du décathlon : 400 m (48s25 / 897 points).

dimanche 10 mars 2019

l’autofictif - semaine 36/52

 hommage à Éric Chevillard

106 - Pour mardi gras, nous avons mis une couronne de fleurs sur la tête d’Aurore. On aurait dit une Pussy Riot. Peut-être est-ce là une future vocation ?

107 - L’année dernière, le carême tombant en même temps que la préparation du marathon, il m’a été facile de supprimer sucreries et autres petits gâteaux. Mais cette année, pas de compétition sportive de prévue...

108 - Nous avons testé pour vous le saumon cuit au lave vaisselle : c’est divin !

dimanche 3 mars 2019

l’autofictif - semaine 35/52

hommage à Éric Chevillard

103 - Lyon étant à mi chemin entre Madagascar et le Cameroun, nous avons eu l’honneur de revoir des amis expatriés en transit.

104 - Une poule (de Bresse) au pot, du comté fruité de la Mère Richard, une brioche polonaise et rien d’autre.

105 - Au square, Aurore a retrouvé son occupation favorite : observer les autres jouer.

dimanche 24 février 2019

l’autofictif - semaine 34/52

hommage à Éric Chevillard

100 - Je n’ai rien contre les voisins qui font la fête, mais chanter à tue-tête du Céline Dion et Les démons de minuit à 4h00 du matin, est-ce bien raisonnable ?

101 - Certes, nous sommes encore au mois de février, mais comme les crocus du balcon se sont ouverts, on peut le dire : ça y est, c’est le printemps.

102 - Ce matin j’étais en Mauritanie, à bord du train du désert qui relie la cité minière de Zouerate à la cité côtière de Nouadhibou. Un beau voyage de 700 km à travers le Sahara. Merci RFI.

vendredi 22 février 2019

Venise - Prague - Paris en Orient Express

- Des voitures bleues et or.
- Nos bagages en soute.
- Un accueil au champagne accompagné de petites gourmandises.
- Un petit placard renfermant un cabinet de toilette avec verres, carafes et serviettes siglées.
- Les nombreuses boiseries et marqueteries.
- Un tas d'interrupteurs, de verrous et de quincailleries diverses.
- Un personnel quadrilingue.
- Le maître d'hôtel qui passe pour s’assurer que tout va pour le mieux.
- Notre lapin en mousse en version deluxe.
- Une odeur de brûlé quand le train freine.
- Une promenade dans le train (avec un arrêt à la boîte-aux-lettres).
- Costume et robe de soirée obligatoire.
- Un bloody mary pour elle, un virgin mary pour lui.
- Un vrai quart de queue dans la voiture bar.
- Un repas dans chacune des trois voitures restaurants : l’Orientale, l’Etoile du Nord et la Côte d'Azur. - Les cuisines exiguës.
- Un préposé au moulin à poivre.
- Le chef Christian Bodiguel qui s'enquiert de notre avis.
- Le velouté de potimarron à la cardamome et la raviole de foie gras de canard : exquis.
- La cabine transformée en version couchette durant le diner du soir.
- Au réveil, appeler le steward pour qu'il nous apporte le petit-déjeuner en cabine.
- Un nouvel ours en peluche baptisée Thibault, en souvenir de notre steward cabine un peu râleur.
- Voir l’Europe qui défile doucement.
- Un dernier coup de chiffon sur barre avant de descendre.

jeudi 21 février 2019

souvenirs d’istanbul, de byzance et de constantinople

J’avais très envie d’y aller quand l’intégration de la Turquie à l’Union Européenne était encore d’actualité. Mais l’envie s’est réduite avec les années et les dérives autoritaires du président. Heureusement, l’invitation d’un collègue me permettra de découvrir les splendeurs de la ville aux multiples noms.

- Aller sur les traces de Pierre Loti, Théophile Gautier, André Gide, ou encore Le Corbusier.
- Regarder les cargos passer et apercevoir le sosie de La toison d’or.
- La tour de Léandre, l’île de James Bond, évidemment merveilleux.
- Se demander s’il y a un sous-marin soviétique ou israélien dans les eaux du Bosphore.
- Le café parfumé à la cardamome.
- Le thé un peu trop fort à toute heure de la journée - y compris sur les bateaux.
- Les embouteillages monstrueux pour passer d’un continent à l’autre.
- Se perdre dans le grand bazar.
- Le parc Gezi, avant qu’il ne soit détruit par les promoteurs.
- Aimer le nom des habitants : les Stambouliotes.
- Les chats de Cihangir.
- La roseraie du parc Gülhane.
- Un voyage dans le temps dans les bains turcs.
- Traverser le cimetière avant d’arriver au café Pierre Loti pour contempler la ville.
- Le marché aux poissons de Besiktas et sa voûte de béton triangulaire avec les multiples ampoules et fils rouges.
- Prendre du recul pour voir le face-à-face entre Sainte-Sophie (et ses mosaïques partielles) et la mosquée Bleue (et ses lustres suspendues).
- Les dolmuş bleus et les taksi jaunes.
- Se promener le long des anciennes murailles (et de l’autoroute).
- Les balik ekmek (sandwich au maquereau) et les kokoreç (broche d’abats d’agneaux).
- Les calèches qui côtoient les tramways.
- Les nichoirs à oiseaux en forme de palais.

dimanche 17 février 2019

l’autofictif - semaine 33/52

hommage à Éric Chevillard

97 - Le train de 8h20 à destination de Villefranche-sur-Saône ayant systématiquement trois minutes de retard, nous l’avons rebaptisé le train de 8h23.

98 - A la vue du clocher de l'église de Vaise : ce matin Dieu est dans le brouillard.

99 - Afin de susciter en elle une vocation d’officier de Marine marchande (son inscription à l’école nationale de la Marine marchande de Saint-Malo est déjà programmée), nous lui avons offert pour ses deux ans un beau porte-conteneurs CMA-CGM en bois.

dimanche 10 février 2019

l’autofictif - semaine 32/52

hommage à Éric Chevillard

94 - Par la fenêtre, l’arrivée de l’hélicoptère de la sécurité civile constitue l’unique source de distraction. Évidemment quand ce ballet bien rodé ne se produit pas une, ni même deux, mais trois fois dans la journée, la jubilation intérieure est à son comble.

95 - Malgré les croissants du petit déjeuner, il y a encore plus déprimant que l’hôpital : l’hôpital le dimanche.

96 - Nous avons eu l'honneur d’avoir comme voisins de chambre Matali Crasset, Riad Sattouf et Idriss Déby. À moins qu’il ne s’agisse de leurs sosies, je ne suis pas très physionomiste...

dimanche 3 février 2019

l’autofictif - semaine 31/52

hommage à Éric Chevillard

91 - Pendant une dizaine de jours, Aurore se retrouva avec un robinet accroché à son poignet gauche. Une bactérie non identifiée en est la cause.

92 - Au bout de deux jours, mes mains étaient déjà sèches et rouges. Je vous laisse imaginer leur état après une semaine passée à se laver les mains avec de l’eau du savon et de l’alcool, trente-deux fois par jour.

93 - Simple constatation au self de l’hôpital : à 12h45 il y a 90% de femmes, et à 13h30 seulement 70%. J’ignore s’il y a une conclusion à en tirer.

dimanche 27 janvier 2019

l’autofictif - semaine 30/52

hommage à Éric Chevillard

88 - Quand Joseph Kabila Kabange s’est laissé pousser la barbe, il s’est justifié ainsi : Elle est la manifestation d’une rébellion interne. Alors qu’il vient tout juste de quitter le pouvoir après 18 années de règne sans partage, il a rasé sa barbe. Faut-il donc penser que la transition presque démocratique n’était pas la manifestation d’une rébellion interne mais celle d’une réelle volonté politique ?

89 - Le nombre de peluches s'accumulant dangereusement (et le nombre de prénoms à retenir avec), j’ai opté pour la simplicité. Ainsi, le mammouth rouge s'appelle Mammouth rouge, le mouton assis Mouton assis et le petit chat Petit chat.

90 - Lire l'exégèse de Proust m’a donné envie de le lire. En lire des extraits m’en a dissuadé.

vendredi 25 janvier 2019

dans mes rêves - épisode 5/20

21 - Combattre Morpheus (pour lui montrer que l’on peut mieux faire).
22 - Aménager un ERJ 135 en avion hôpital ; puis réaliser une greffe de cœur en plein vol.
23 - Embarquer à bord d’un chalutier usine et croiser un navire espion fantôme soviétique (et l’explorer).
24 - Débarquer sur l’île de Tromelin et perpétrer un coup d’état éphémère (puis repartir en rendant le pouvoir).
25 - Seconde épreuve du décathlon : 110 m haies (12s97 / 1112 points).

dimanche 20 janvier 2019

l’autofictif - semaine 29/52

hommage à Éric Chevillard

85 - Drame en république très très démocratique du Congo : Privé de logement de fonction le nouveau président Félix Tshisekedi est obligé de loger à l’hôtel. En effet, l’ancien président Joseph Kabila a accepté de céder le pouvoir, mais pas sa villa...

86 - Époux modèle, le dimanche j’allais chercher les croissants à la boulangerie et apportait le petit-déjeuner au lit. C’est désormais Aurore qui joue la petite fille modèle en se chargeant de cette tâche.

87 - La littérature a remplacé les voyages. Grâce à Francis Tabouret, je suis actuellement en plein milieu de l’Atlantique, à bord du cargo CMA CGM Fort St Pierre, en compagnie de 15 moutons, 8 chevaux, et 8 taureaux.

dimanche 13 janvier 2019

l’autofictif - semaine 28/52

hommage à Éric Chevillard

82 - Avec le froid, des fantômes en draps blancs ont remplacés les plantes vertes du balcon.

83 - Fini les micro-expos, les goûters, la playlist musicale de la ville et des territoires, la revue de presse architecturale et radiophonique et autres petits déjeuners d’agence. Mes fonctions de responsable du bonheur m’ayant été provisoirement suspendu, je n’ai eu d’autre choix que de m'autoproclamer provisoirement responsable du malheur.

84 - Entre la sanctification comme pénitence chez Luther et la sanctification comme régénération chez Calvin : qui/que faut-il croire ?

dimanche 6 janvier 2019

l’autofictif - semaine 27/52

hommage à Éric Chevillard

79 - Chaque jour de brouillard est un 11 septembre pour la skyline de Lyon.

80 - Tels des enfants pas sages et rebelles, nous sommes désormais privés du petit-déjeuner mensuel de l’agence (et de tout autre moment à caractère festif).

81 - De la raclette avec des légumes (carottes, brocolis, poivrons, oignons) à la place des pommes de terre : est-ce encore de la raclette ?

vendredi 4 janvier 2019

dans mes rêves - épisode 4/20

16 - Installer une cuisine éphémère dans une folie du parc de la Villette pour un nouveau “Déjeuner sur l’herbe”.
17 - Recruter un des frères dominicain du Couvent de la Tourette pour le compte de la DGSE.
18 - Recopier le deuxième tome de Poétique d’Aristote (avant que l’exemplaire originale ne brûle).
19 - Dessiner la signalétique du Bain des docks au Havre (en maillot de bain et les pieds dans l’eau).
20 - S’installer au 39e étage de l’Al Hamra Tower à Koweït City (pour espionner l’étage du dessus).