dimanche 24 février 2019

l’autofictif - semaine 34/52

hommage à Éric Chevillard

100 - Je n’ai rien contre les voisins qui font la fête, mais chanter à tue-tête du Céline Dion et Les démons de minuit à 4h00 du matin, est-ce bien raisonnable ?

101 - Certes, nous sommes encore au mois de février, mais comme les crocus du balcon se sont ouverts, on peut le dire : ça y est, c’est le printemps.

102 - Ce matin j’étais en Mauritanie, à bord du train du désert qui relie la cité minière de Zouerate à la cité côtière de Nouadhibou. Un beau voyage de 700 km à travers le Sahara. Merci RFI.

vendredi 22 février 2019

Venise - Prague - Paris en Orient Express

- Des voitures bleues et or.
- Nos bagages en soute.
- Un accueil au champagne accompagné de petites gourmandises.
- Un petit placard renfermant un cabinet de toilette avec verres, carafes et serviettes siglées.
- Les nombreuses boiseries et marqueteries.
- Un tas d'interrupteurs, de verrous et de quincailleries diverses.
- Un personnel quadrilingue.
- Le maître d'hôtel qui passe pour s’assurer que tout va pour le mieux.
- Notre lapin en mousse en version deluxe.
- Une odeur de brûlé quand le train freine.
- Une promenade dans le train (avec un arrêt à la boîte-aux-lettres).
- Costume et robe de soirée obligatoire.
- Un bloody mary pour elle, un virgin mary pour lui.
- Un vrai quart de queue dans la voiture bar.
- Un repas dans chacune des trois voitures restaurants : l’Orientale, l’Etoile du Nord et la Côte d'Azur. - Les cuisines exiguës.
- Un préposé au moulin à poivre.
- Le chef Christian Bodiguel qui s'enquiert de notre avis.
- Le velouté de potimarron à la cardamome et la raviole de foie gras de canard : exquis.
- La cabine transformée en version couchette durant le diner du soir.
- Au réveil, appeler le steward pour qu'il nous apporte le petit-déjeuner en cabine.
- Un nouvel ours en peluche baptisée Thibault, en souvenir de notre steward cabine un peu râleur.
- Voir l’Europe qui défile doucement.
- Un dernier coup de chiffon sur barre avant de descendre.

jeudi 21 février 2019

souvenirs d’istanbul, de byzance et de constantinople

J’avais très envie d’y aller quand l’intégration de la Turquie à l’Union Européenne était encore d’actualité. Mais l’envie s’est réduite avec les années et les dérives autoritaires du président. Heureusement, l’invitation d’un collègue me permettra de découvrir les splendeurs de la ville aux multiples noms.

- Aller sur les traces de Pierre Loti, Théophile Gautier, André Gide, ou encore Le Corbusier.
- Regarder les cargos passer et apercevoir le sosie de La toison d’or.
- La tour de Léandre, l’île de James Bond, évidemment merveilleux.
- Se demander s’il y a un sous-marin soviétique ou israélien dans les eaux du Bosphore.
- Le café parfumé à la cardamome.
- Le thé un peu trop fort à toute heure de la journée - y compris sur les bateaux.
- Les embouteillages monstrueux pour passer d’un continent à l’autre.
- Se perdre dans le grand bazar.
- Le parc Gezi, avant qu’il ne soit détruit par les promoteurs.
- Aimer le nom des habitants : les Stambouliotes.
- Les chats de Cihangir.
- La roseraie du parc Gülhane.
- Un voyage dans le temps dans les bains turcs.
- Traverser le cimetière avant d’arriver au café Pierre Loti pour contempler la ville.
- Le marché aux poissons de Besiktas et sa voûte de béton triangulaire avec les multiples ampoules et fils rouges.
- Prendre du recul pour voir le face-à-face entre Sainte-Sophie (et ses mosaïques partielles) et la mosquée Bleue (et ses lustres suspendues).
- Les dolmuş bleus et les taksi jaunes.
- Se promener le long des anciennes murailles (et de l’autoroute).
- Les balik ekmek (sandwich au maquereau) et les kokoreç (broche d’abats d’agneaux).
- Les calèches qui côtoient les tramways.
- Les nichoirs à oiseaux en forme de palais.

dimanche 17 février 2019

l’autofictif - semaine 33/52

hommage à Éric Chevillard

97 - Le train de 8h20 à destination de Villefranche-sur-Saône ayant systématiquement trois minutes de retard, nous l’avons rebaptisé le train de 8h23.

98 - A la vue du clocher de l'église de Vaise : ce matin Dieu est dans le brouillard.

99 - Afin de susciter en elle une vocation d’officier de Marine marchande (son inscription à l’école nationale de la Marine marchande de Saint-Malo est déjà programmée), nous lui avons offert pour ses deux ans un beau porte-conteneurs CMA-CGM en bois.

dimanche 10 février 2019

l’autofictif - semaine 32/52

hommage à Éric Chevillard

94 - Par la fenêtre, l’arrivée de l’hélicoptère de la sécurité civile constitue l’unique source de distraction. Évidemment quand ce ballet bien rodé ne se produit pas une, ni même deux, mais trois fois dans la journée, la jubilation intérieure est à son comble.

95 - Malgré les croissants du petit déjeuner, il y a encore plus déprimant que l’hôpital : l’hôpital le dimanche.

96 - Nous avons eu l'honneur d’avoir comme voisins de chambre Matali Crasset, Riad Sattouf et Idriss Déby. À moins qu’il ne s’agisse de leurs sosies, je ne suis pas très physionomiste...

dimanche 3 février 2019

l’autofictif - semaine 31/52

hommage à Éric Chevillard

91 - Pendant une dizaine de jours, Aurore se retrouva avec un robinet accroché à son poignet gauche. Une bactérie non identifiée en est la cause.

92 - Au bout de deux jours, mes mains étaient déjà sèches et rouges. Je vous laisse imaginer leur état après une semaine passée à se laver les mains avec de l’eau du savon et de l’alcool, trente-deux fois par jour.

93 - Simple constatation au self de l’hôpital : à 12h45 il y a 90% de femmes, et à 13h30 seulement 70%. J’ignore s’il y a une conclusion à en tirer.