En mars 2016, je participe à un workshop international d’urbanisme à Port-au-Prince. Quelques souvenirs éparses :
- Les chapelets d’îles caribéennes vues d’avion.
- Les centaines de milliers d’habitations sans électricités et sans eau courante sur les flancs des montagnes avoisinantes.
- Des maisons toujours en ruine.
- Des maisons temporaires devenues définitives.
- Les toits en tôles qui rouillent.
- Des barbelés sur tous les murs.
- L’absence d’espaces publics.
- Entre la mer et la ville : les terminaux pétroliers.
- Le long de la RN2, des congélateurs (sans électricité) comme étals de poissons.
- Les bus multi-colorés et les bus jaunes étasuniens.
- Les voitures aux messages christiques.
- Sur les routes, les processions de rara, entre musique et danse vaudoux.
- Une usine sucrière presque à l’abandon mais au passé glorieux.
- La magnifique réhabilitation du marché de fer.
- Ici et là, des péristyles vaudou.
- Les plages de bananiers.
- Les deux livres d’avant et d’après exil de Dany Laferrière en poche.
- Les dix longueurs de piscines pour bien commencer la journée.
- Le 4x4 rutilant et indécent de l’AFD.
- Une ancienne première ministre et une future ministre du tourisme.
- De bonnes mangues juteuses et de la bonne eau de coco.
- Le poisson et la bière Prestige quotidienne.


